Songs of The Cold North – Jubilé [2012]

Aujourd’hui. Téléglandage et autres conneries. En vrai j’arrive pas à m’remuer. J’suis naze. Ailleurs. Bof. 

Et puis y’a que mon corps est englué dans d’la mélasse et a du mal à s’en extirper depuis quelques temps,  

Que mon coeur continue à pisser l’sang à force d’être perpétuellement coupé en deux,

Que Milou est une gadji,

 Et que j’suis en keum d’inspirations. 

Alors histoire de me réveiller j’ressors un truc qui fait du bruit de 2012 sorti en joli vinyle transparent.

 

Un truc du coin t’as vu et ça s’appelle Jubilé.

Groupe de noise stéphanoise, du 4-2 ouaiche ! 

Jubilé c’est Guillaume B. et Clément Goutelle que tu peux également retrouver dans Caraques – petite pépite bien cachée dont j’te parlerai un jour ptêt, inchallah  – et le Club des Gens spéciaux. Un joli étalon de la scène noise-rock française. 

 

Guitare distordue et rythmiques hypnotiques jubilatoires, cet album a été co-prod’ par Assos’y’song, Rock’n’Roll Masturbation, Boom Boom Rikordz – le propre label du duo bruitiste et déviant, et de Mon Cul ou d’ailleurs tu pourras y trouver le disque en téléchargement libre t’as vu. 

 

Bref je ne vais pas parlementer pendant des heures, parce qu’il y’a des jours comme ça où t’as rien à dire. Des jours à glander dans un lit. 

En vrai tout le disque est bien. Les morceaux sont accrocheurs, classieux, dissonants. La batterie claque, la guitare braille.

Bref, Fais-toi plaiz’ ! 

 

Bon j’retourne faire semblant d’bosser et rêver que j’suis dans un lit King Size à faire des galipettes et boire d’la Prinzen-Bock Weisse de chez Grünbacher

Tschüß ! 

 

CROQUETTES à GOGO #7 – NoMeansNo

 

Ça y’est le weekend est fini. C’est lundi, il pleut, je suis constipée et j’ai la teuch qui sent le Munster.

Mais bon aujourd’hui j’suis en télétravail et comme d’hab’ j’écoute de la musique. Youhou !

NoMeansNo ! NoMeansNo ! NoMeansNo

Alors si toi aussi t’as raté ta putain de vie en passant à côté de ce groupe MYTHIQUE, tu vas me dire « mais c’est quoi ma reuss ce truc ? »

Et là j’te réponds : Un slogan qui pourrait faire fermer sa putain d’grande gueule à la baronne Solange  même si  – entre nous – elle était carrément fraîche la Brigitte Lahaie dans les années 70.

Mais c’est aussi un groupe de viocs qu’ont pris la retraite il y a quelques années. Les mecs se la coulent douce et ils ont bien raison.

Hé ouais mec j’te parle d’un groupe qu’existe plus parce que fuck l’actualité musicale, ressortons les vieux trucs bien fripés, et promis ! c’est pas d’ta bite que je te parle.

Le groupe s’est forme en 1979 par les Bro Wright ou si tu préfères John et Rob.

Ils seront rejoint ensuite par Andy Kerr (Hissanol, Two Pin Din) premier guitariste du groupe de Sex Mad à ce génial 0+2=1 en passant par le superbe Small Parts Isolated and Destroyed.

Puis Andy Kerr sera ensuite remplacé par Tom Holliston.

Distribués par le génialissime label Alternative Tentacles (jusqu’en 2002) puis Southern Records, pour enfin montrer leur « own » label Wrong Records

Pour te décrire en une seule phrase NoMeansNo c’est heu… un truc aussi bon qu’un chapitre inédit de la Bible et qui aurait été censuré parce qu’Adam und Eve y passent leur temps à niquer comme des p’tits lapins.

 

Ou alors c’est comme si tu te bouffes une dizaine de bubble-gum menthe fraîche et qui t’arrache,

Ou même comme l’hydrogène qui entrerait en contact de l’air : BOOM ! Une tuerie. 

Un groupe qui s’écoute aussi bien le matin avant d’aller au boulot ou au Pôle emploi comme une musique d’baise avec aucun temps mort. Intense du début à la fin. 

Le groupe s’amuse et ça s’ressent. Parce que ouais les titres défilent sur mon ATARI des temps modernes depuis ce matin. 

Chaque titre est gorgé d’influences, entre noise rock, punk, ska et parfois même jazz, 

NoMeansNo a cette capacité de te prendre aux tripes, de t’envoyer là et t’faire revenir ici. Les morceaux sont exécutés à la perfection. C’est du lourd j’te dis ! 

 

J’m’étonne ne n’avoir AUCUN disque d’eux.  J’me sens incomplète depuis. Et merde ma – future – collection de Philemon devra attendre parce que c’est déjà heu… la fin du mois (Ouais on est le 17. Mais j’t’emmerde j’ai pas d’économies. Macron c’bâtard me pique tout walla !).

 

Ha oui j’t’ai pas parlé des paroles car j’suis pas assez calée en anglais pour t’en parler et puis j’suis de cette vieille école où faut que je lise les lyrics pour piger un truc. Mais bon y’a des choses simples que j’comprends comme ce Big Dick Come Quick

Allez j’t’embrasse Bogosse ! 

 

 

CHAT PILE – REMOVE YOUR SKIN PLEASE / THIS DUNGEON EARTH [2019]

Bon aujourd’hui j’suis pas bien bien réveillée, p’têt même que ça fait trois semaines.

Mais ce fuckin’ Dry January est fini et autant te dire que je n’ai pas bu que de l’eau. Quoique tu m’diras la bière c’est de l’eau non ?

Dans les news fraîches de début d’année

Le précariat social continue de s’installer partout en Europe,

Le restaurant de Paul Bocuse à Collonges-au-mont-d’or a perdu sa troisième étoile. Du pur business d’la gastronomie ces étoiles et pourtant ça reste encore une référence dans la tronche de beaucoup d’gens manipulé.e.s. Suffit d’aller au Bap rue Chevreul à Lyon et tu verras que les Bibimbap gagnent à eux seuls toutes catégories confondues l’oscar de la bouffe bonne et pas chère.

Les acteurs porno sont une espèce en voie de disparition au Japon.

Et puis y’a eu la chandeleur et son orgie de crêpes et de cidre. Putain de semaine de pets ambiants qu’on a vécu juste après. Les gens digèrent mal le lait. La faute au demi-écrémé j’te dis.

Enfin j’ai toujours mon cœur en bouillie. P’tain c’est qu’ça fait mal parfois.

Alors comme d’hab pour ne pas penser que ma vie c’est d’la merde, j’me mitraille la tête à coup d’musique et d’eau-de-vie comme cette poire de La Duchesse.

Tiens d’ailleurs en parlant d’zik,  j’écoute ce quatuor d’Oklahoma City, Chat Pile. Tu connais ?

Un groupe de sludge-noise-rock-hardcore-machin-ché-pas-koi.

Chat Pile c’est un gémissement de rage qui claque sévère les mâchoires comme quand tu t’les pelles l’hiver (enfin l’hiver…)

 

Ou comme quand tu t’tapes un méchant manque d’héroïne et que tu grelottes parce que t’es en chien.

Parce que sur Remove Your Skin Please, les guitares sont parfois désaccordées presque dissonantes, et genre t’as d’la distorsion à foison.

 

La musique bringuebale avec Chat Pile et provoque presque une sensation d’inconfort avec ses grognements de Death metal et ses cris déchaînes qui sortent de nulle part.

Et puis y’a cette batterie électronique, une Yamaha DTXPLORER t’as vu, qui martèle des rythmiques implacables sorties tout droit d’un cabinet de l’horreur en plein délire – même si – et précisons que – le pad charleston est vraiment pourri.

 

Remove Your Skin Please et This Dungeon Earth sont sortis en 2019.

Croisons les p’tits doigts de pieds pour qu’en 2020 ils nous reviennent avec un MEGA coup d’massue en pleine gueule et un long format.

 

En vrai j’ai pas grand chose à dire, ÉCOUTE c’tout. (Ha et aussi parce que – accessoirement ouais –  j’suis au boulot.)

 

Et puis aussi, j’ai fait vœu de chasteté j’peux même plus me divertir en m’touchant devant des Gifs animés de cul t’as vu.

Oh et puis MERDE.

Tu m’diras à quoi bon se refuser si les hommes font la queue au bordel hein !?

J’te laisse. Bisous

 

 

 

DEAD – The Trilogy [Rock is Hell Records – 2017]

Lundi…

Mais en fait on est déjà mardi.

Hier j’avais oublié ce que c’était de ne pas pouvoir péter tranquillement, de m’mater des images de cul sans être obligée de me cacher pour me toucher, de ne pas être en télétravail. P’tain d’agression du lundi !

Et aujourd’hui bah… j’suis morte. KO. Raide. DEAD.

J’ai la tête ailleurs, là-bas exactement en prenant la direction de l’ A36.

Et puis, y’a qu’un d’mes chats pisse partout.

Que Posh isolation records annonce une nouvelle sortie de KhalilH2OP.

Que Sibeth Ndiaye est toujours aussi relou quand elle parle.

Et puis la nostalgie, l’amour, la vie.

Et y’aura des expériences sidérales où rituels physiques et intellectuels se mélangent au Ciel à Grenoble en Avril avec OOIOO et Oren Ambarchi.

La doxocratie c’est d’la merde, fuck les pensées dominantes.

P’tain en vrai j’m’ennuie.

Alors j’écoute des sons, d’humeur oldies t’as vu. Ptêt parce que ce weekend j’me suis rappelée que Trisomie 21 y’a bon.

Et j’me refais quelques classiques bien rock parce que ouais y’a rien de mieux que s’taper un ptit vioc.

Et puis y’a DEAD aussi. Olalala v’là un truc qui réanime mon corps.

Découverts sur le label We Empty Rooms Records.

C’est sur leur Trilogy sortie sur Rock is Hell Records que j’vais m’attarder. Une série, de 4 Lps et 1 bonus, accompagnée de jolis artwork made in WER.

DEAD sont deux. Duo du pays d’cet incompétent de Scott avec Jem à la batterie et Jace à la basse et qui poussent la chansonnette ensemble.

DEAD c’est du son heavy, brut sauvage presque bizarre qu’a vu le jour fin 2010.

Le volume 1 Collective Fictions est un Split entre DEAD et Mark Deutrom (bassiste des Melvins entre 93 et 98)

Sur le 2ème volume de la série, Untitle, les DEAD sont accompagnés au clavier et à la chanson (tout comme sur le vol. 1) de ce bizarroïde BJ Morriszonkle.

Ça s’enchaine avec le volume 3 We Won’t Ket You Sleep et, ou si tu veux t’amuser à faire du sport en étirant tes zygomatiques au rythme de cette machine infernale basse-batterie.

Une putain de féroce ivresse qui emporte tout sur son passage. En gros ça martèle dru t’as vu.

DEAD ne fait pas dans la dentelle en enchainant avec Unpopularity Contest

Faut que tu saches que j’avais découvert le duo mais ne m’étais pas plus attardée que ça au travers du Lp Idiots sorti en 2012.

Distortion de feu, lourdeur mortelle, rythmes implaccables,

Trilogy est une véritable jubilation qui te prend par les tripes au point de plus savoir par quel trou pisser.

J’te le redis DEAD t’balance sa rage histoire de bien faire trembler le caveau familial. Et si t’as un peu les j’tons de découvrir Trilogy dans sa douce monstruosité alors fais toi plaisir en écoutant une des compilations A Butcher’s Waltz (la 3 pour être précise) via le label de Minneapolis Learning Curve Records et tu pourras alors t’balader tranquille dans les cimetières sans craindre une seule fois de pleurer en entendant le moindre fantôme hurler.

Maintenant c’est l’heure pour moi d’invoquer les muses de la nuit, ptêt même qu’une de ces muses portera un d’ces t-shirts de Silvester Stallone dans Rambo.

Bonne nuit.

CROQUETTES À GOGO #6 – TOBIAS

C’est la rentrée et j’ai l’impression de voir des chinchillas un peu partout s’balader et qui mâchent des feuilles de coca à longueur de journée.

Et ouais GROS c’est reparti pour s’coltiner les collègues de merde ! youhou !

Alors aujourd’hui j’vais pas te parler du ré-affichage des ces pubs merdiques d’Alliance Vita,

Ni de ce taliban avec sa mèche blonde et ses cravates ringardes qui répète un peu partout dans ses phrases « exclamation point »,

Ni même d’la statue de la liberté en granit rose de Belfort et qui peut aussi t’servir de boussole si jamais t’es paumé.e dans ta tête pour rejoindre l’Alsace et l’Allemagne,

Non pour changer j’vais te parler de zik héhé.

Ben ouais en c’moment y’a pas grand chose à foutre en Lyonnaisie, pas d’expo sympas, pas d’concerts coolos. LE NÉANT OUAICHE.

Alors j’lis. J’ai terminé hier Le retour de la capote qui tue qui fait suite à la Capote qui tue de Karl König. Franchement j’te conseille. Un humour un peu absurde, sexuel et scato. Un mélange d’Edika et de Reiser.

Je mate des trucs utiles ou inutiles comme ce film d’Albert Dupontel Enfermés dehors dix ans après un d’mes films préférés, Bernie

Ou ce film Divines de Houda Benyamina qui mérite notre attention.

J’regarde des sites sur des vieilles bagnoles comme c’lui là. (Ha ouais j’t’ai pas dit mais j’suis fan des voitures après guerre t’sais)

Et j’écoute des trucs comme ce Noise Amok m’a fait découvrir,

Tobias dans lequel tu retrouves le batteur du boys band mulhousiens de Pauwels.

 

 

Tobias c’est pas pète-couille intello t’as vu.

Mais le truc, c’est qu’il a fallu que j’fasse un mail à ce talentueux prolifique Jérémy Ledda parce qu’en vrai j’allais dire quoi. J’savais rien. J’étais allée à la bibliothèque municipale du bendo, j’ai pris le tome 19 de l’Encyclopedia Universalis mais y’avait rien frère.

Alors j’envoie ce MAIL POURRAVE d’accroche à en faire tomber à la renverse ce methaphysico-theologicien-cosmique corse du nord – ptêt même du sud j’sais pas bien – de Pangloss.

Tobias c’est un rock qui sort pas vraiment de l’originalité

 

 

mais qui fait frémir les tympans t’as vu.

 

 

Qu’à parfois des relents de post-punk avec des pédales d’effets au niveau des guitares comme on aime bien

 

 

Tobias c’est d’la came pour fan de noise.

 

 

Maintenant si t’es pas convaincu du truc, à part traîner sur le site à géométrie variable de Mister Ledda j’peux rien pour toi.

Et toi Jérémy j’vais t’appeler  hein. Mais j’voulais finalement publier ce post histoire de retranscrire l’état dans lequel j’étais quand j’t’ai découvert hein. Comme une ptite chatte en chaleur.

Et puis peut-être que je lâcherai une grosse bouze sur les mille trucs que tu fais, ptêt pas. Faut faire confiance au Mektoub.

Allez j’vais aller me perdre au milieu du chaos en attendant – telle une junkie – que les aiguilles tournent.

BISOUS.

 

** HAUL & TRY-ON ** jPEGMAFIA – All My Heroes Are Cornballs [2019 – EQT records]

Ça y’est toute la planète est en 2020,

Et moi boudiou j’suis de mauvaise humeur.

J’sais pas si c’est le concept de « Dry January » qui vient d’être lancé et qui t’invite à réfléchir à sa consommation d’alcool en janvier, non soutenu par l’état je précise alors que celle du moi(s) sans tabac l’est (Ha les français et le pinard…),

Si c’est parce que les clopes vont prendre 10 centimes dans la gueule et qui m’incite à fumer mes joints purs alors que l’indice de pollution du jour est rouge carmin,

Si c’est parce qu’avant-hier FR3 a diffusé ce film pourri La Caravane de Feu dans lequel une nouvelle fois de plus la femme est prise pour une cruche (mate la scène où Kirk Douglas balance quelques piécettes d’argent – même pas d’or – entre les nénés de La Señorita), un film aussi naze que Le Grand McLintock où John Wayne donne lui aussi une sacré fessée à une madame (j’balance),

Ou si tout simplement parce que là tout de suite, maintenant, mon vélo jaune de la poste a failli disparaître. J’mets pas de cadenas c’est vrai la faute à qui. Mais putain! Va voler le fils à Sarkozy avec sa houppette blondasse sortie tout droit de Titeuf land.

Et pendant c’temps là JoeyStarr montre « par erreur » son penis sur un Instamachin.

La gendarmerie de Brignais a lancé l’OTV (opération tranquille vacances) bref.

Rien de plus normal. C’est le quotidien.

Bon sinon l’autre jour j’suis allée chez Gibert Joseph parce que je cherchais cette BD à offrir (que je n’ai pas trouvé) pour finalement atterrir dans les rayons disques.

Et j’ai acheté que de l’occaz’ (enfin presque) t’as vu. Du Nina Simone, du Shleu-Shleu d’Haïti, d’la bombasse de Joséphine Baker, du Smith & Mighty et du jPEGMAFIA.

Et c’est de ce dernier dont j’vais te parler.

Barrington Hendricks aka jPEGMAFIA, rappeur de l’alt-left, expérimental et engagé.

Bon même si au départ c’était de Smith & Mighty que j’voulais causer.

Mais voilà Salade d’endives l’a mis dans son top et il a eu raison. Et ça m’a rappelé ce putain de concert passé à Grrnd Zero.

Alors quoi de mieux que de te parler de son dernier album sorti en septembre dernier, le jour où l’on mange des morts – un vendredi 13 – sur EQT Recordings histoire de te faire kiffer en ce début de fin du monde.

All My Heroes are Cornballs est ce petit bijou d’expérimentations où reggae, jungle, électro s’entremêlent et fusionnent avec des Beats Hip-Hop qui fait suite au remarquable Veteran sorti en 2018 sur Deathbomb Arc records.

Des textures IDM qui fusionnent avec des rythmes rap-r’n’b. C’est hyper bien construit et surtout addictif, un peu plus soft que son précédent disque.

Un disque où il faut prendre le temps pour y découvrir petit à petit tous ses secrets de ce nihiliste absconse.

Bref à découvrir absolument.

J’vais aller maintenant dégueuler tous les restes de ce whisky tourbé sur des jolies cartes virtuelles.

Bisous.

CROQUETTES À GOGO #5- Le syndicat des Scorpions RECORDS

« Ma vie est une tartine de merde. »

J’lisais cet article qui disait « tout est dans le titre » (ou comment récupérer des abonné.e.s sur son site personnel). Ben voilà j’ai trouvé mon (sous) titre on verra bien si demain j’suis une star.

Bon sinon on est le 24 et j’vais au travail pendant que mon chef lui se repent de ses enculades devant sa crèche même pas belle.

Et pendant c’temps là, la compagnie des transports en commun lyonnais fait défiler sur toutes ses girouettes de leurs bus « joyeuses fêtes ». Ils auraient écrit « on augmente de 20 centimes le ticket en 2020 » ce serait la même chose.

Dire qu’à Dunkerque City, le pays des héroïques résistant.e.s de l’opération Dynamo, les bus sont gratos. Certain.e.s riverain.e.s se plaignent d’une croissance des agressions dans les transports en commun alors que partout ailleurs Dunkerque est plébiscitée pour son droit à la mobilité gratuite.

Très cher Collomb – enfin bientôt Cucherat – t’sais c’qui te reste à faire hein ?!

Sinon j’écoute ce mix là du Syndicat des Scorpions. Un label qu’il faut que tu soutiennes.

Donc au lieu d’acheter des barbies à ta fille et des soldats à ton fils, au lieu de te farcir la dinde en face de toi, j’parle de bouffe ou de ta cousine à toi d’choisir, au lieu de payer ta putain de taxe d’habitation que t’as encore oublié de régler (la « houchma » à toi) et qui va prendre 10%,

Files ta thune que t’as misérablement gagné à Nicolas, le gars qui s’cache derrière ce label messin, qui soit dit en passant, fait référence au nom emprunté à un court métrage 2084 de Chris Marker réalisé en 1984 – clin d’œil (enfin j’crois) au roman de George Orwell – à l’occasion du centenaire du syndicalisme.

En réalité Nicolas en à rien à fichtre de ton blé, lui c’qu’il veut c’est nous faire du bien.

Tiens d’ailleurs j’te balance quelques sons ici et là histoire de tuer le temps. J’allais pas me mettre à fond alors que la moitié d’la boîte est en train de fourrer j’sais pas quoi, j’sais pas où.

Et ça commence par ce one-man-band picard du nom de TG Gondard aka Colombey aka Mon Albertten et qui nous fait kiffer avec son r’n’b mélodramatique.

P’tain tu sais quoi, j’sens que la journée va être longue à rien foutre, en plus j’suis limitée à des sites : j’peux même pas aller voir quelques gonzos pour patienter sur le net. Fuck la vie !

Quoique tu m’diras j’profite des envois chronos du boulot pour envoyer tous les godes à la famille histoire de les faire vibrer de plaisir au cas où ils ou elles auraient des Désir de Mort en écoutant de la coldwave bisontine.

Le Syndicat des Scorpions nous ravie avec ses chansons poetico-romantiques, fragiles et lo-fi à la limite d’une acid-house artisanale ou comme avec sa variété minimale aux airs tristes tel que nous chante Régis Turner l’un des fondateurs du label Indian Redhead.

J’t’ai pas tout dit sur Le syndicat des scorpions, de toute façon c’est le genre de label qui marche à tous les coups surtout les soirs d’hiver. T’as juste à piocher et te régaler des douces comptines aux sonorités parfois bricolées.

Alors si tu t’emmerdes ce soir ou alors si toi aussi t’en à rien à branler de Noël, que t’as envie d’écouter un truc en mangeant un couscous, que t’en as marre d’avoir la chiasse parce que c’est la gastro en c’moment, console-toi en en apportant entièrement ton soutien indéfectible au label.

Merde déjà presque 14h ! Moi qui voulait rêver que j’ken avec un bogosse en écoutant cette compil’ faut vraiment que « j’travaille » un peu en te laissant avec le maître incontesté de solo-doom-disco-dance-punk bruxelloise aux sonorités cheap tantôt envoûtantes, tantôt tristes, Christophe Clébard.

Je t’embrasse.

LUGGAGE – Shift [Corpse Flowers Records – 2019]

« Born to Be a Larve »

C’est à peu près l’état dans lequel je suis t’as vu. Entre les chats qui m’balancent leur concerto en D#m (ré dièse mineur s’tu préfères) toute la nuit et mon p’tit cœur qui fait face à une tempête de mer fracassé par d’immenses vagues, baladé par les rafales du large, c’est sûr à ce rythme c’est dans les plus profonds abîmes de l’océan que j’vais finir.

Enfin heureusement aujourd’hui j’bosse à la maison et j’peux écouter ma musique à donf.

Tiens d’ailleurs j’sais pas si tu sais mais Luggage – trio qui nous vient tout droit des rues mal famées de Chicago Land et qui nous avait carrément ravi avec leur second album Three – nous balance un FUCKING DE PUTAIN de troisième album. BLA !

Toujours dans un délire noisy-rock-post-punk, Shift est sorti le 22 Novembre en format vinyle chez Corpse Flowers Records.

Shift n’a rien d’un noise-rock complètement tarabiscotée bien au contraire entres riff angoissants, accélérations rythmiques en déflagrations soniques pesantes, tensions mélodiques,

Shift touche en plein cœur et t’envoie dans les limbes d’une sombre rêverie éreintante et dont on a un peu de peine à revenir entièrement.

Et comme son dernier album, ça accroche, ça séduit, ça remue et te pète à la tronche histoire de bien te mettre à genoux.

Shift fera certainement jamais parti du TOP des meilleurs disques que je ne ferai jamais.

J’ai un seul mot à dire. Excellent.

Alors maintenant, la seule chose que j’peux te te conseiller c’est d’écouter ce disque, de l’acheter, de baiser avec, de chialer, de chier même, à toi de voir.

Allez j’te laisse. Faut que j’prépare ma liste de blagues salaces pour ma soirée de ce soir.

Bisous.

ILYAS AHMED – Behold Killers [GeoNorth 2019]

Une nouvelle fois j’te balance mes élucubrations personnelles entre deux coups d’fourchette d’un reste de taboulé à l’orientale de chez Monique Ranou.

Bref, j’matais mes tofs là que j’ai pris pour la TEUF des lumières (me demande pas comment j’ai attéri dans la foule, moi même j’sais pas) : p’tain elles sont toutes floues.

Pourtant j’avais pris des trucs sympas, des baleines qui ressemblaient à des dauphins, un chat en train de siroter un canon dans un bar, une affiche avec France Sauvage.
Tiens d’ailleurs à c’te soirée, j’ai fait un collé serré avec une fliquette même pas belle qui me dit « la bouteille de verre c’est cul sec ou c’est laissé parterre ».

Heu… C’est qu’elle fait d’la prose de bunker la madame. J’me suis dit « s’tu veux mais c’est une Foreign Extra Guiness. Une bière repas s’tu préfères de 65cl. »

Mais ok j’la bois cul sec. (J’vais être défoncée c’est tout.)

Enfin bref, c’est pas d’ça que je voulais te parler mais des deux dernières sorties d’Ilyas Ahmed dont sa dernière K7 que tu peux découvrir sur ce plus-que-méga-géniallissime label Geographic North – sortie le 22 novembre dernier.

Une pure combinaison de psyché folk minimale associée de guitares nonchalamment éthérées.

La musique de Ilyas Ahmed peut prendre différentes silhouettes, différents climats nous délivrant ainsi une musique parcimonieuse, subtilement modulée où chaque note, chaque plage te transporte dans les recoins les plus fantomatiques et évanescents de cet essentiel intime.

Ilyas Ahmed c’est un peu ce voyage vers l’intérieur extrêmement lent, hypnotique et narcotique offrant parfois même des échappées spatio-temporelles d’un univers pas bien connu.

Comme un feu à combustion lente qui se réduit progressivement à de simples cendres avant de se dissiper lentement dans le néant.

C’est l’heure de la reprise et d’la sieste surtout.

J’te laisse faire tes affaires pendant que j’vais commenter ce costume de Miss Univers Canada pour la légalisation du Cannabis à usage créatif.

WELLDONE DUMBOYZ – Tombé dans l’escalier [Repulsive Medias, No Way Asso, 939K15 – 2019]

« J’aurais déjà mis mon cul dans un bus Macron ».

P’tain faut vraiment que j’arrête de boire de la gnôle en matant des pornos la nuit. Une nouvelle fois mon cerveau est parti à la dérive. J’sais pas si c’est parce que je suis en chaleur ou tout simplement parce que la – délicieuse – gnôle à la poire de ce maraîcher de Thurins (en France) m’envoie dans les plus hautes sphères de la perchance , mais quand on me balance des phrases comme ça, moi j’crois que c’est une invitation à s’adonner à la copulation t’as vu.

Bref, tout ça pour te dire qu’il faut que j’calme sérieusement ma perversité sexuelle.

Tiens d’ailleurs j’voulais te parler vite-fait d’une autre manière de te réchauffer cet hiver qu’en t’arrachant la gueule avec des lichettes de gnôle, d’absinthe ou de cocktails de châtreuse en écoutant ce PUTAIN dernier album des Welldone Dumboyz jouissivement efficace. ça parle même de toutou.

Welldone Dumboyz sont les 2be3 de Belfort.

Ils jouent du noise-rock aux frontières du psychédélique.

Si t’es dans le coin, ils payent leur tournée de binouze à la Release Party du 14 décembre et si t’es lyonnais, que tu y vas et que tu souffres pas de trouble de l’érection post-ado, avec plaisir je t’accompagne.

Tombé dans l’escalier est loin d’être un disque amateur.

Perché et minutieux, hypnotique par moments limite obsessionnel un peu à l’image de cette magnifique pochette made in Bertoyas.

J’avais kiffé TAOL mais Tombé dans l’escalier c’est un peu comme ce trait de speedball que tu prends et qui t’file une claque en pleine montée avec une descente toute chill & Smoothie

Tombé dans l’escalier est un parfait compagnon pour cet hiver, en espérant que le groupe ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

Je n’ai plus rien à dire à part lâche tes 12 balles.

Bisous.