DEAD – The Trilogy [Rock is Hell Records – 2017]

Lundi…

Mais en fait on est déjà mardi.

Hier j’avais oublié ce que c’était de ne pas pouvoir péter tranquillement, de m’mater des images de cul sans être obligée de me cacher pour me toucher, de ne pas être en télétravail. P’tain d’agression du lundi !

Et aujourd’hui bah… j’suis morte. KO. Raide. DEAD.

J’ai la tête ailleurs, là-bas exactement en prenant la direction de l’ A36.

Et puis, y’a qu’un d’mes chats pisse partout.

Que Posh isolation records annonce une nouvelle sortie de KhalilH2OP.

Que Sibeth Ndiaye est toujours aussi relou quand elle parle.

Et puis la nostalgie, l’amour, la vie.

Et y’aura des expériences sidérales où rituels physiques et intellectuels se mélangent au Ciel à Grenoble en Avril avec OOIOO et Oren Ambarchi.

La doxocratie c’est d’la merde, fuck les pensées dominantes.

P’tain en vrai j’m’ennuie.

Alors j’écoute des sons, d’humeur oldies t’as vu. Ptêt parce que ce weekend j’me suis rappelée que Trisomie 21 y’a bon.

Et j’me refais quelques classiques bien rock parce que ouais y’a rien de mieux que s’taper un ptit vioc.

Et puis y’a DEAD aussi. Olalala v’là un truc qui réanime mon corps.

Découverts sur le label We Empty Rooms Records.

C’est sur leur Trilogy sortie sur Rock is Hell Records que j’vais m’attarder. Une série, de 4 Lps et 1 bonus, accompagnée de jolis artwork made in WER.

DEAD sont deux. Duo du pays d’cet incompétent de Scott avec Jem à la batterie et Jace à la basse et qui poussent la chansonnette ensemble.

DEAD c’est du son heavy, brut sauvage presque bizarre qu’a vu le jour fin 2010.

Le volume 1 Collective Fictions est un Split entre DEAD et Mark Deutrom (bassiste des Melvins entre 93 et 98)

Sur le 2ème volume de la série, Untitle, les DEAD sont accompagnés au clavier et à la chanson (tout comme sur le vol. 1) de ce bizarroïde BJ Morriszonkle.

Ça s’enchaine avec le volume 3 We Won’t Ket You Sleep et, ou si tu veux t’amuser à faire du sport en étirant tes zygomatiques au rythme de cette machine infernale basse-batterie.

Une putain de féroce ivresse qui emporte tout sur son passage. En gros ça martèle dru t’as vu.

DEAD ne fait pas dans la dentelle en enchainant avec Unpopularity Contest

Faut que tu saches que j’avais découvert le duo mais ne m’étais pas plus attardée que ça au travers du Lp Idiots sorti en 2012.

Distortion de feu, lourdeur mortelle, rythmes implaccables,

Trilogy est une véritable jubilation qui te prend par les tripes au point de plus savoir par quel trou pisser.

J’te le redis DEAD t’balance sa rage histoire de bien faire trembler le caveau familial. Et si t’as un peu les j’tons de découvrir Trilogy dans sa douce monstruosité alors fais toi plaisir en écoutant une des compilations A Butcher’s Waltz (la 3 pour être précise) via le label de Minneapolis Learning Curve Records et tu pourras alors t’balader tranquille dans les cimetières sans craindre une seule fois de pleurer en entendant le moindre fantôme hurler.

Maintenant c’est l’heure pour moi d’invoquer les muses de la nuit, ptêt même qu’une de ces muses portera un d’ces t-shirts de Silvester Stallone dans Rambo.

Bonne nuit.

CROQUETTES À GOGO #6 – TOBIAS

C’est la rentrée et j’ai l’impression de voir des chinchillas un peu partout s’balader et qui mâchent des feuilles de coca à longueur de journée.

Et ouais GROS c’est reparti pour s’coltiner les collègues de merde ! youhou !

Alors aujourd’hui j’vais pas te parler du ré-affichage des ces pubs merdiques d’Alliance Vita,

Ni de ce taliban avec sa mèche blonde et ses cravates ringardes qui répète un peu partout dans ses phrases « exclamation point »,

Ni même d’la statue de la liberté en granit rose de Belfort et qui peut aussi t’servir de boussole si jamais t’es paumé.e dans ta tête pour rejoindre l’Alsace et l’Allemagne,

Non pour changer j’vais te parler de zik héhé.

Ben ouais en c’moment y’a pas grand chose à foutre en Lyonnaisie, pas d’expo sympas, pas d’concerts coolos. LE NÉANT OUAICHE.

Alors j’lis. J’ai terminé hier Le retour de la capote qui tue qui fait suite à la Capote qui tue de Karl König. Franchement j’te conseille. Un humour un peu absurde, sexuel et scato. Un mélange d’Edika et de Reiser.

Je mate des trucs utiles ou inutiles comme ce film d’Albert Dupontel Enfermés dehors dix ans après un d’mes films préférés, Bernie

Ou ce film Divines de Houda Benyamina qui mérite notre attention.

J’regarde des sites sur des vieilles bagnoles comme c’lui là. (Ha ouais j’t’ai pas dit mais j’suis fan des voitures après guerre t’sais)

Et j’écoute des trucs comme ce Noise Amok m’a fait découvrir,

Tobias dans lequel tu retrouves le batteur du boys band mulhousiens de Pauwels.

 

 

Tobias c’est pas pète-couille intello t’as vu.

Mais le truc, c’est qu’il a fallu que j’fasse un mail à ce talentueux prolifique Jérémy Ledda parce qu’en vrai j’allais dire quoi. J’savais rien. J’étais allée à la bibliothèque municipale du bendo, j’ai pris le tome 19 de l’Encyclopedia Universalis mais y’avait rien frère.

Alors j’envoie ce MAIL POURRAVE d’accroche à en faire tomber à la renverse ce methaphysico-theologicien-cosmique corse du nord – ptêt même du sud j’sais pas bien – de Pangloss.

Tobias c’est un rock qui sort pas vraiment de l’originalité

 

 

mais qui fait frémir les tympans t’as vu.

 

 

Qu’à parfois des relents de post-punk avec des pédales d’effets au niveau des guitares comme on aime bien

 

 

Tobias c’est d’la came pour fan de noise.

 

 

Maintenant si t’es pas convaincu du truc, à part traîner sur le site à géométrie variable de Mister Ledda j’peux rien pour toi.

Et toi Jérémy j’vais t’appeler  hein. Mais j’voulais finalement publier ce post histoire de retranscrire l’état dans lequel j’étais quand j’t’ai découvert hein. Comme une ptite chatte en chaleur.

Et puis peut-être que je lâcherai une grosse bouze sur les mille trucs que tu fais, ptêt pas. Faut faire confiance au Mektoub.

Allez j’vais aller me perdre au milieu du chaos en attendant – telle une junkie – que les aiguilles tournent.

BISOUS.

 

** HAUL & TRY-ON ** jPEGMAFIA – All My Heroes Are Cornballs [2019 – EQT records]

Ça y’est toute la planète est en 2020,

Et moi boudiou j’suis de mauvaise humeur.

J’sais pas si c’est le concept de « Dry January » qui vient d’être lancé et qui t’invite à réfléchir à sa consommation d’alcool en janvier, non soutenu par l’état je précise alors que celle du moi(s) sans tabac l’est (Ha les français et le pinard…),

Si c’est parce que les clopes vont prendre 10 centimes dans la gueule et qui m’incite à fumer mes joints purs alors que l’indice de pollution du jour est rouge carmin,

Si c’est parce qu’avant-hier FR3 a diffusé ce film pourri La Caravane de Feu dans lequel une nouvelle fois de plus la femme est prise pour une cruche (mate la scène où Kirk Douglas balance quelques piécettes d’argent – même pas d’or – entre les nénés de La Señorita), un film aussi naze que Le Grand McLintock où John Wayne donne lui aussi une sacré fessée à une madame (j’balance),

Ou si tout simplement parce que là tout de suite, maintenant, mon vélo jaune de la poste a failli disparaître. J’mets pas de cadenas c’est vrai la faute à qui. Mais putain! Va voler le fils à Sarkozy avec sa houppette blondasse sortie tout droit de Titeuf land.

Et pendant c’temps là JoeyStarr montre « par erreur » son penis sur un Instamachin.

La gendarmerie de Brignais a lancé l’OTV (opération tranquille vacances) bref.

Rien de plus normal. C’est le quotidien.

Bon sinon l’autre jour j’suis allée chez Gibert Joseph parce que je cherchais cette BD à offrir (que je n’ai pas trouvé) pour finalement atterrir dans les rayons disques.

Et j’ai acheté que de l’occaz’ (enfin presque) t’as vu. Du Nina Simone, du Shleu-Shleu d’Haïti, d’la bombasse de Joséphine Baker, du Smith & Mighty et du jPEGMAFIA.

Et c’est de ce dernier dont j’vais te parler.

Barrington Hendricks aka jPEGMAFIA, rappeur de l’alt-left, expérimental et engagé.

Bon même si au départ c’était de Smith & Mighty que j’voulais causer.

Mais voilà Salade d’endives l’a mis dans son top et il a eu raison. Et ça m’a rappelé ce putain de concert passé à Grrnd Zero.

Alors quoi de mieux que de te parler de son dernier album sorti en septembre dernier, le jour où l’on mange des morts – un vendredi 13 – sur EQT Recordings histoire de te faire kiffer en ce début de fin du monde.

All My Heroes are Cornballs est ce petit bijou d’expérimentations où reggae, jungle, électro s’entremêlent et fusionnent avec des Beats Hip-Hop qui fait suite au remarquable Veteran sorti en 2018 sur Deathbomb Arc records.

Des textures IDM qui fusionnent avec des rythmes rap-r’n’b. C’est hyper bien construit et surtout addictif, un peu plus soft que son précédent disque.

Un disque où il faut prendre le temps pour y découvrir petit à petit tous ses secrets de ce nihiliste absconse.

Bref à découvrir absolument.

J’vais aller maintenant dégueuler tous les restes de ce whisky tourbé sur des jolies cartes virtuelles.

Bisous.

CROQUETTES À GOGO #5- Le syndicat des Scorpions RECORDS

« Ma vie est une tartine de merde. »

J’lisais cet article qui disait « tout est dans le titre » (ou comment récupérer des abonné.e.s sur son site personnel). Ben voilà j’ai trouvé mon (sous) titre on verra bien si demain j’suis une star.

Bon sinon on est le 24 et j’vais au travail pendant que mon chef lui se repent de ses enculades devant sa crèche même pas belle.

Et pendant c’temps là, la compagnie des transports en commun lyonnais fait défiler sur toutes ses girouettes de leurs bus « joyeuses fêtes ». Ils auraient écrit « on augmente de 20 centimes le ticket en 2020 » ce serait la même chose.

Dire qu’à Dunkerque City, le pays des héroïques résistant.e.s de l’opération Dynamo, les bus sont gratos. Certain.e.s riverain.e.s se plaignent d’une croissance des agressions dans les transports en commun alors que partout ailleurs Dunkerque est plébiscitée pour son droit à la mobilité gratuite.

Très cher Collomb – enfin bientôt Cucherat – t’sais c’qui te reste à faire hein ?!

Sinon j’écoute ce mix là du Syndicat des Scorpions. Un label qu’il faut que tu soutiennes.

Donc au lieu d’acheter des barbies à ta fille et des soldats à ton fils, au lieu de te farcir la dinde en face de toi, j’parle de bouffe ou de ta cousine à toi d’choisir, au lieu de payer ta putain de taxe d’habitation que t’as encore oublié de régler (la « houchma » à toi) et qui va prendre 10%,

Files ta thune que t’as misérablement gagné à Nicolas, le gars qui s’cache derrière ce label messin, qui soit dit en passant, fait référence au nom emprunté à un court métrage 2084 de Chris Marker réalisé en 1984 – clin d’œil (enfin j’crois) au roman de George Orwell – à l’occasion du centenaire du syndicalisme.

En réalité Nicolas en à rien à fichtre de ton blé, lui c’qu’il veut c’est nous faire du bien.

Tiens d’ailleurs j’te balance quelques sons ici et là histoire de tuer le temps. J’allais pas me mettre à fond alors que la moitié d’la boîte est en train de fourrer j’sais pas quoi, j’sais pas où.

Et ça commence par ce one-man-band picard du nom de TG Gondard aka Colombey aka Mon Albertten et qui nous fait kiffer avec son r’n’b mélodramatique.

P’tain tu sais quoi, j’sens que la journée va être longue à rien foutre, en plus j’suis limitée à des sites : j’peux même pas aller voir quelques gonzos pour patienter sur le net. Fuck la vie !

Quoique tu m’diras j’profite des envois chronos du boulot pour envoyer tous les godes à la famille histoire de les faire vibrer de plaisir au cas où ils ou elles auraient des Désir de Mort en écoutant de la coldwave bisontine.

Le Syndicat des Scorpions nous ravie avec ses chansons poetico-romantiques, fragiles et lo-fi à la limite d’une acid-house artisanale ou comme avec sa variété minimale aux airs tristes tel que nous chante Régis Turner l’un des fondateurs du label Indian Redhead.

J’t’ai pas tout dit sur Le syndicat des scorpions, de toute façon c’est le genre de label qui marche à tous les coups surtout les soirs d’hiver. T’as juste à piocher et te régaler des douces comptines aux sonorités parfois bricolées.

Alors si tu t’emmerdes ce soir ou alors si toi aussi t’en à rien à branler de Noël, que t’as envie d’écouter un truc en mangeant un couscous, que t’en as marre d’avoir la chiasse parce que c’est la gastro en c’moment, console-toi en en apportant entièrement ton soutien indéfectible au label.

Merde déjà presque 14h ! Moi qui voulait rêver que j’ken avec un bogosse en écoutant cette compil’ faut vraiment que « j’travaille » un peu en te laissant avec le maître incontesté de solo-doom-disco-dance-punk bruxelloise aux sonorités cheap tantôt envoûtantes, tantôt tristes, Christophe Clébard.

Je t’embrasse.

LUGGAGE – Shift [Corpse Flowers Records – 2019]

« Born to Be a Larve »

C’est à peu près l’état dans lequel je suis t’as vu. Entre les chats qui m’balancent leur concerto en D#m (ré dièse mineur s’tu préfères) toute la nuit et mon p’tit cœur qui fait face à une tempête de mer fracassé par d’immenses vagues, baladé par les rafales du large, c’est sûr à ce rythme c’est dans les plus profonds abîmes de l’océan que j’vais finir.

Enfin heureusement aujourd’hui j’bosse à la maison et j’peux écouter ma musique à donf.

Tiens d’ailleurs j’sais pas si tu sais mais Luggage – trio qui nous vient tout droit des rues mal famées de Chicago Land et qui nous avait carrément ravi avec leur second album Three – nous balance un FUCKING DE PUTAIN de troisième album. BLA !

Toujours dans un délire noisy-rock-post-punk, Shift est sorti le 22 Novembre en format vinyle chez Corpse Flowers Records.

Shift n’a rien d’un noise-rock complètement tarabiscotée bien au contraire entres riff angoissants, accélérations rythmiques en déflagrations soniques pesantes, tensions mélodiques,

Shift touche en plein cœur et t’envoie dans les limbes d’une sombre rêverie éreintante et dont on a un peu de peine à revenir entièrement.

Et comme son dernier album, ça accroche, ça séduit, ça remue et te pète à la tronche histoire de bien te mettre à genoux.

Shift fera certainement jamais parti du TOP des meilleurs disques que je ne ferai jamais.

J’ai un seul mot à dire. Excellent.

Alors maintenant, la seule chose que j’peux te te conseiller c’est d’écouter ce disque, de l’acheter, de baiser avec, de chialer, de chier même, à toi de voir.

Allez j’te laisse. Faut que j’prépare ma liste de blagues salaces pour ma soirée de ce soir.

Bisous.

ILYAS AHMED – Behold Killers [GeoNorth 2019]

Une nouvelle fois j’te balance mes élucubrations personnelles entre deux coups d’fourchette d’un reste de taboulé à l’orientale de chez Monique Ranou.

Bref, j’matais mes tofs là que j’ai pris pour la TEUF des lumières (me demande pas comment j’ai attéri dans la foule, moi même j’sais pas) : p’tain elles sont toutes floues.

Pourtant j’avais pris des trucs sympas, des baleines qui ressemblaient à des dauphins, un chat en train de siroter un canon dans un bar, une affiche avec France Sauvage.
Tiens d’ailleurs à c’te soirée, j’ai fait un collé serré avec une fliquette même pas belle qui me dit « la bouteille de verre c’est cul sec ou c’est laissé parterre ».

Heu… C’est qu’elle fait d’la prose de bunker la madame. J’me suis dit « s’tu veux mais c’est une Foreign Extra Guiness. Une bière repas s’tu préfères de 65cl. »

Mais ok j’la bois cul sec. (J’vais être défoncée c’est tout.)

Enfin bref, c’est pas d’ça que je voulais te parler mais des deux dernières sorties d’Ilyas Ahmed dont sa dernière K7 que tu peux découvrir sur ce plus-que-méga-géniallissime label Geographic North – sortie le 22 novembre dernier.

Une pure combinaison de psyché folk minimale associée de guitares nonchalamment éthérées.

La musique de Ilyas Ahmed peut prendre différentes silhouettes, différents climats nous délivrant ainsi une musique parcimonieuse, subtilement modulée où chaque note, chaque plage te transporte dans les recoins les plus fantomatiques et évanescents de cet essentiel intime.

Ilyas Ahmed c’est un peu ce voyage vers l’intérieur extrêmement lent, hypnotique et narcotique offrant parfois même des échappées spatio-temporelles d’un univers pas bien connu.

Comme un feu à combustion lente qui se réduit progressivement à de simples cendres avant de se dissiper lentement dans le néant.

C’est l’heure de la reprise et d’la sieste surtout.

J’te laisse faire tes affaires pendant que j’vais commenter ce costume de Miss Univers Canada pour la légalisation du Cannabis à usage créatif.

WELLDONE DUMBOYZ – Tombé dans l’escalier [Repulsive Medias, No Way Asso, 939K15 – 2019]

« J’aurais déjà mis mon cul dans un bus Macron ».

P’tain faut vraiment que j’arrête de boire de la gnôle en matant des pornos la nuit. Une nouvelle fois mon cerveau est parti à la dérive. J’sais pas si c’est parce que je suis en chaleur ou tout simplement parce que la – délicieuse – gnôle à la poire de ce maraîcher de Thurins (en France) m’envoie dans les plus hautes sphères de la perchance , mais quand on me balance des phrases comme ça, moi j’crois que c’est une invitation à s’adonner à la copulation t’as vu.

Bref, tout ça pour te dire qu’il faut que j’calme sérieusement ma perversité sexuelle.

Tiens d’ailleurs j’voulais te parler vite-fait d’une autre manière de te réchauffer cet hiver qu’en t’arrachant la gueule avec des lichettes de gnôle, d’absinthe ou de cocktails de châtreuse en écoutant ce PUTAIN dernier album des Welldone Dumboyz jouissivement efficace. ça parle même de toutou.

Welldone Dumboyz sont les 2be3 de Belfort.

Ils jouent du noise-rock aux frontières du psychédélique.

Si t’es dans le coin, ils payent leur tournée de binouze à la Release Party du 14 décembre et si t’es lyonnais, que tu y vas et que tu souffres pas de trouble de l’érection post-ado, avec plaisir je t’accompagne.

Tombé dans l’escalier est loin d’être un disque amateur.

Perché et minutieux, hypnotique par moments limite obsessionnel un peu à l’image de cette magnifique pochette made in Bertoyas.

J’avais kiffé TAOL mais Tombé dans l’escalier c’est un peu comme ce trait de speedball que tu prends et qui t’file une claque en pleine montée avec une descente toute chill & Smoothie

Tombé dans l’escalier est un parfait compagnon pour cet hiver, en espérant que le groupe ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

Je n’ai plus rien à dire à part lâche tes 12 balles.

Bisous.

CROQUETTES A GOGO #4 – POSH ISOLATION RECORDS

J’sais pas si je devrais pas aller pioncer maintenant moi…

Ouais parce que là tout de suite, j’ai encore du barbelé dans mes oreilles. Faut dire que j’voulais dormir mais un de mes chats fous s’est mit à appeler les coquines du tiéquar.

Impossible de dormir. La flemme de me lever. J’ai préféré planter mon corps dans un bain d’acide en plein ébullition dont les vapeurs chimiques me donnent l’impression d’hallucinations aux poinçons de légère anxiété (putain j’sais pas si t’arrives à me suivre) faisant ainsi basculer mon esprit dans un slow post-punk-experimental et une spoken noise r’n’b-conceptuelle.

Et si j’te dis ça, c’est parce que le 29 novembre EL BOSS du label Posh Isolation Records nous un livre un nouvel album.

 

Comme toujours c’est beau. C’est magique. C’est superbe.

T’as forcément écouter dans ta life le Posh Isolation Records ou alors c’est que tu fais partie d’une bande de bofs prolos croyant qu’en s’défonçant au gaz hilarant le monde sera meilleur.

Et si tu fais parti.e des deux, trois personnes qui lisent ma merde, tu auras certainement capté mon putain d’intérêt pour ce label.

Posh Isolation c’est quoi ? C’est d’la bombe !

Mais c’est surtout Christian Stadsgaard et Loke Rahbek (Croation Amor, Vår, Lust For Youth, Olymphia etc.) qui forment à eux deux le duo noise Damian Dubrovnik.

Deux mecs danois qui préfèrent parler de scène expérimentale pour leur musique que de DIY, concept devenu bien trop à la mode comme un sticker que tu colles un peu partout sur le cul de n’importe quoi.

 

Le label existe depuis 2008, de quoi te régaler avec.

 

Bon maintenant et à cet instant précis, mon cerveau est complètement déconnecté de la réalite. Les voiles de mon imagination sont poussées par un vent, tendues sur des fils de verre prêt à casser à tout moment. It’s time to me de dormir.

J’te laisse découvrir par toi-même. Bonne nuit.

 

LOVATARAXX – Hébéphrénie [Unknown Pleasures Rds – 2019]

Coucou, me revoilà !

Bon j’pourrais te faire « viteuf » un résumé de ma Life, de mes envies de passer l’hiver à Autrans dans ce refuge loin de tout,

Te parler de la vie, de l’Amour et de toutes ces choses qui m’animent… Mais bon trop long à t’expliquer, trop ennuyant, trop pas envie. Trop…

En revanche je vais te parler du pinard que j’ai bu hier. Mais d’abord et si tu sais pourquoi, pourrais-tu me dire si y’a une différence entre un Beaujolais 2019 et  ZE Beaujolais Nouveau. J’veux dire c’est la même chose ? 

Ouais parce que j’t’explique, hier soir et alors que le Gamay coulait à flot ici et là dans les rues de Gaule, v’là t’y pas qu’on m’invite à goûter à un autre Beaujolais 2019 – une bonne caisse de 6 bouteilles pour être précise –  celui du Domaine de Rotisson (géré par Didier Pouget), pas très loin de Lyon à Saint Germain Nuelles exactement. Ouais j’fais de la pub mais toi ?! J’te fais chier avec ta nombrilique dépendance au réseau sociaux !

Parce que ouais ce beaujolais je l’ai goûté,

Et même si aujourd’hui c’est encore la révolte des Gones dans ma tête, et même si je m’y connais plus en binouze qu’en pinard, là vraiment pas de quoi te faire bananer par celui-ci.

J’te conseille enfin si t’aimes le vin.

Sinon aujourd’hui je suis en télétravail (Youhou), c’est bientôt le weekend (Double Youhou), j’m’ambiance déjà avec du son – Lovataraxx – et leur tout dernier album Hébéphrénie du – attention – FrenchColdwaveMinimalSynthPostPunk sorti le jour de la teuf des morts (et de l’anniversaire de Daniel).

 

 

L’album est sorti sous Unknown Pleasures Records un label français vachement inspiré des années 80.

Lovataraxx duo qui nous vient tout droit de c’tte ville qui ressemble à Berlin que l’on appelle Grenoble. Ville où j’aurais pu habiter s’il ne faisait pas si chaud l’été.

Lovataraxx c’est une fille, un garçon. Kleo Pattern et Almond Blossom.

Lovataraxx c’est du chant, des synthés, des boites à rythmes, du bidouillage.

 

 

Bon je vais devoir te laisser. Il faut que je file récupérer un colis en prouvant que je suis bien la personne que je suis mais sans carte d’identité. Encore une histoire trop longue à t’expliquer….

Bisous.

Croquettes à GOGO# 3 – Tamara Goukassova

Se réveiller d’un rêve érotique et se dire qu’il faut aller bosser. Chienne de vie.

Trop de rage en moi pour la peine je vais aller taguer moi aussi sur les permanences des locaux de n’importe quel parti « Virginie Joron CETA connerie qu’est dangereuse »

Mais bon c’est pas d’ça dont je voulais parler mais de Tamara Goukassova. Et puis c’est pas vrai j’ai pas de rage en moi mais de l’amour. Un cocktail chimique bout en moi et j’ai mon cœur qui bat la chamade.

J’ai découvert la madame avec cette album.

Une tuerie.

Sorti sur le label lillois Alpage Records créé par Vincent Thiéron aka Marklion et Olivier Durteste aka DDDXIE.

Née au bord de la baltique, violoniste de formation classique, des débuts dans la musique électronique – bien qu’elle n’en soit jamais vraiment sortie – tu l’as certainement entendu dans ce trio pop dont je suis nettement moins fan mais que tu connais peut-être The Konki Duet ou encore dans ce groupe bordelais de cold noise Strasbourg.

Mais finalement ce sont ses projets solos qui me plaise, une musique à la fois romantique et froide. Une musique d’amour.

D’ailleurs voilà son dernier album en date dans un style electronica-ambiant-spoken-wordé-de-la mort-qui-tue.

Aujourd’hui est passé super vite et ma journée de travail se termine bientôt,

En attendant j’vais aller sur eBay acheter quelques piécettes d’or parce qu’il paraît que l’euro déprécie.

Kiss My Youth