Croquettes à Gogo #10 – Globe Unity Orchestra

En c’moment ma vie est pas plus excitante qu’un tuto de beauté sur Youtube ou q’un livre que t’as même pas envie d’lire tellement il te semble naze comme ceux de euh… Alain Soral.

Et puis y’a qu’ces temps-ci, v’là t’y pas que je me tape un espèce de poil dans la main visible depuis la lune même si pour autant je reste très productive quand il s’agit d’écrire des conneries, comme ici.

Alors pour palier à c’vide général qu’on appelle la vie, j’lis des conneries sur le net et j’pourris, parfois, le blog de celui qui soit disant ressemblait – il y a 100 ans – à un acteur américain tout blondinet.

Et pendant ce temps v’là que l’aut’ pervers de Darmanin décide de se marier alors que des plaintes de cul sont collées à sa bite.

Y’a qu’les chasseurs, eux, ont p’têt trouver une solution en dépensant toute la glu qu’ils ont stocké, c’est-à-dire en s’défonçant avec.

Qu’certains éléphants s’mettent au cannabis médical.

Et qu’Euronews est bien mieux que Bfm Tivi.

Bref dans tout ce merdier universel (bien meilleur avec deux sucres d’ailleurs) il y a, heureusement, toujours un truc pour s’calmer, et pour une fois c’est pas de sexualité douteuse ou d’hygiène approximative que j’vais causer.

J’te parle de Globe Unity Orchestra.

Collectif free-jazz formé en 1966 par un des plus grands chefs d’orchestre et mené par ce shaman vaudou de musique folle, Alexander Von Schlippenbach et qui réunit un espèce de package de musiciens d’improvisation libre tels que Peter Brötzmann, Han Bennink, Steve Lacy, Peter Kowald, Evan Parker pour ne citer qu’eux.

Ce collectif débordant d’énergie et inventif à souhait est l’une des manifestations les plus emblématiques du free-jazz européen dont son identité reste bien spécifique, loin du blues ou du ragtime américain, riche et foisonnante faite de mouvements saccadés, de cris, de sifflements et de pizzicato.

Dès les premières écoutes on se sent submergé sous les flots tumultueux de la batterie, par le jeu inouï de la guitare, par ce sax imprévisible, ou encore par ce piano discordant tel un empilement d’instruments totalement abrupt et frontal.

Bref ça crache dans tous les sens comme une attaque de napalm contre un troupeau de lièvres nains fuyant des renards dingos venus d’un autre monde. ça bouillonne, ça s’entrechoque, et s’envole avec force et puissance.

Globe Unity Orchestra clapote et tartouille dans tous les sens. C’est sévèrement mortel. Furieux, déchaîné, sans structure ou nuances et qui nécessite une dose d’inconscience – ou de coke – pour arriver au bout de cette magnifique agression sonore ou de cette fougue bruyante.

Impossible de ne pas être fasciné.e par la complexité et la ferveur de l’exécution. Je kiffe !

Sur ce, j’vais aller essayer de remonter le passé en hackant l’espace-temps ou d’mater sur le rebord de ma fenêtre les pigeons qui font du sexe oral à bien entendre leur roucoulement quand j’essaie pas de draguer ce beau gazeau.

Bisous à toi.

Akira Sakata & Chikamorachi w/ Masahiko Satoh – Proton Pump [2018 – Family Vineyard]

Réveil. L’appartement est en bordel. Cadavres de bières et autres alcools, cendriers pleins à ras bord. La coke ne me fait plus rien et j’ai une gueule de bois à la vieille prune offerte pour un jour soit disant spécial. J’allume mon fond de stick histoire de bien achever mon haleine de chacal.

J’ai pas envie de parler aujourd’hui.

Et j’ai des gros problèmes d’inspiration. Peut-être que je devrais me faire un cocktail d’antidépresseurs, de Lysanxia et autres conneries histoire de bien terminer cette soirée (‘fin matin maintenant) pourrie.

J’aperçois mon horoscope qui m’dit que je suis encore en vie demain et que je vais bientôt trouver l’amour. P’tain de business plan…

Bref j’arrête de râler, de rager sur tout.

Et j’te balance une musique dépouillée de notions conventionnelles, de rythmes et de mélodies.

D’explorations musicales souvent jugées trop hardies voire incompréhensible

D’Akira Sakata, monument national au japon et pionner du free-jazz dans son pays, et de Chikamorachi (Darin Gray & Chris Corsano).

Mais surtout de cet album Proton Pump sorti en 2018 sous le label Family Vineyard que Boomkat classe dans le genre jazz / fusion…

Comme j’te disais j’ai pas grand chose à dire, y’a des jours comme ça.

Si ce n’est que le festival Meteo à Mulhouse dont me parlait le beau gazeau est a priori maintenu avec toutes les règles sanitaires qui vont bien avec : pas d’bécots ou autres prétextes au plaisir charnel.

Je vais maintenant ramasser cette merde immonde de chat mâle qui chatouille salement mes narines depuis que je t’écris pour ensuite perdre mon temps dans ce mythique passe-temps que certains appellent la partouze géante, regarder le replay de l’assemblée nationale.

Salam.

Jun Konagaya – Organ [Eskimo Rds – 2012]

Alors voilà l’amour c’est toujours un truc à ne rien y comprendre,

Y’a que Marlène Schiappa s’invite à une teuf party alors que la musique était déjà coupée

Q’un narco-trafiquant essaie d’arrondir ses fins mois en dealant chez les LREM

Que les jurys du bac ont filé la patate chaude aux bureaux d’inscriptions d’entrée en fac’

Que bientôt, tout comme les congolais ou les têtes-de-nègres, oui bientôt tu ne pourras plus dire esquimau alors que bouffer une bonne religieuse, ça tu peux toujours

Et que Organ de Jun Konagaya c’est d’la frappe.

Et là si tu t’intéresses un peu à c’que j’écris et que tu dépasses toutes ces conneries que je peux balancer, tu vas m’dire mais c’est qui ce Jun Konagaya.

Jun Konagaya est un artiste japonais – ancien membre du duo White Hopital – connu pour ses projets de power electronics / noise mais que tu peux encore entendre dans GRIM.

Organ est une de ses sorties, la première, produit par Eskimo Records en 2012 parce que pendant qu’toi tu votais pour François Hollande ou qu’tu t’astiquais devant les seins nus de Kate Middleton en vacances dans le Lubéron

Et que à l’heure où j’écris cette… ‘fin c’truc, la fin du monde n’est toujours pas arrivée,

Jun Konagaya lui, nous balançait une genre de comptine perchée,

Une messe loin de toutes orgies, de bouc ou d’orgasmes

Une tuerie.

Organ est cette épopée fantastique dans une nature faite de sons aux racines enfouies dans des terres mouvantes,

Un long voyage réel ou imaginaire (on ne sait pas bien) qu’est celui d’une jeune fille appelée Magnolia et celui d’un monstre, Gamahead où les anges peuvent se transformer en divins démons et les démons en démoniaques anges.

Un livret accompagne le disque et illustre cette histoire tout comme pour Travel sorti en 2014 sur Art Into Life qu’est la suite de cet étrange voyage.

Organ n’est pas que borborygmes incompréhensibles (ouais parce j’y comprends que dalle au japonais moi)

Organ envoûte par ses douces atmosphères feutrées où le temps semble s’étirer pour s’étioler en milliers de gouttes d’eau.

Plus qu’une musique, c’est ce lien intérieur qui t’permet de te connecter physiquement et spirituellement à ce monde qui nous entoure, comme un médium idéal fait de traumatismes intérieurs vécus ou de délicieux moments.

Bon c’est l’matin, j’arrête parce je manque un peu d’inspi’ pourtant j’ai ajouté une lichette de bas-armagnac dans mon café (encore une idée du bogosse)

Il fait frais et j’ai une histoire de gémissements de génisse en génise à éclaircir et pour une fois c’est pas moi qui dit des conneries que personne comprend, et ça m’plait !

J’t’embrasse, bisous et tout l’tralala.

Croquettes à Gogo #9 – Borbetomagus

S’battre avec deux moustiques en pleine nuit et ne réussir à en tuer qu’un sur deux,

Pour s’taper ensuite une réflexion sur les avantages de l’Audio-Porn parce que v’là mes voisins faisaient N’golo N’golo dans la case,

Pour m’dire que regarder un gonzo sur fond de Futuristie de Pierre Henry ça pourrait être pas mal du tout.

Rager sur ces blogs de merde de musique qui t’balancent les mêmes disques à découvrir, parce qu’y en a marre de jamais vraiment découvrir des vrais trucs qui valent l’détour. Faut croire que les idées c’est comme le clitoris pour certains, c’est pas toujours facile à trouver.

Pour finalement traîner sur le blog de Pangloss parce que c’est mieux que BFM Tivi et que même si j’capte rien à c’qu’il raconte – certainement lié à l’accent corse (du nord) – ça m’occupe,

Et s’réveiller crevée à commencer une s’maine de presque travail.

‘fin bon comme dirait Menelik tout baigne, la vie est toujours aussi adorablement pourrie, mes chats miaulent toujours autant, le lion de Belfort est toujours aussi gros, que l’amour est rarement dans le pré, nonobstant la fréquente présence des moutons, que la consommation de vin est en hausse, Christine Bravo vient de passer une commande et qu’le site de Jean-Marie Lepen est toujours aussi naze.

Bref, y’a un truc dont je voudrai t’parler et ce truc c’est Borbetomagus ! Mec si tu connais pas, suicide-toi avec ton pistolet à eau.

Alors avant de te dire des conneries écoute ça :

Borbetomagus c’est qui ? C’est quoi ? C’est bien ?

Borbetomagus aurait pû être le nom d’une énième position du Kamasûtra ou à c’tte grosse bifle que tu donnerais à Darmanin ou son pote Dupont-Moretti mais si tu préfères c’est un trio formé en 1979 avec Don Dietrich (sax), Jim Sauter (sax) et Donald Miller (guitare).

Mais c’est aussi du free-improv jazz qui s’inspire de musique concrète et de noise.

J’avais découvert ce trio de géants avec leur disques L’atlas des Galaxies sorti en 1993 sur le label Non Mi Piace de Sébastien Borgo (plus connu sous le nom de Ogrob, que t’as p’têt déjà entendu à la gratte dans ce trio de post-punk expé des années 80, Sun Plexus)

Pour t’résumer vite-fait leur musique, c’est comme une éjaculation démoniaque en pleine éruption et que tu te prends en pleine face, faite de déflagrations sonores inattendues, de frénésie rythmique et lentes translations contemplatives. Du kiff à l’état pur.

La première sortie du LP éponyme en 1980 sorti sur le label Agaric Records était déjà une PUTAIN de tuerie.

Tu peux mater le documentaire A Pollock of Sound de Jef Mertens pour t’instruire. Alors l’truc c’est qu’il faut fouiller dans des zones pas très légales pour le récup’. Sinon t’as un trailer ou tu peux t’acheter le DVD sur des plateformes de bâtards qui s’font du fric sur leurs salarié.e.s. J’te laisse faire ton propre choix. Mec t’es libre.

Ferraillements en tous sens, violentes exhortations quasi viscérales, déluge de distorsion aux allures de cérémonie vaudou,

Borbetomagus est l’un des plus grands groupes ricain qui mérite sérieusement ton écoute et qui t’fait encore aujourd’hui découvrir de nouveaux sentiers musicaux inexplorables, bref un trio de performeurs.

Allez j’te balance un p’tit live en attendant que tu fasses tes propres recherches mais tu peux toujours aller te branler sur la bibliothèque des orgasmes.

ARCHIVE: BORBETOMAGUS Live at Alterknit Theatre (1995) from Taping Policies on Vimeo.

Bon bah j’ai terminé ma bouze, c’est l’heure de presque travailler alors ciao beau gosse et arrivederci !

Cocaïno Rap Musique Volume 1 – Roi Heenok [G&G Rds Inc. 2007]

Yo ça s’passe ou quoi ?

Bon j’te le dis direct mec si tu captes pas le second degré casse toi direct « t’entends pute nègre, tu sens le caca ».

Parce que je vais te parler d’un mec qui aime s’exprimer, qui aime dire c’qu’il pense. Un mec qui plait autant aux jeunes bureaucrates de race blanche qu’aux métalleux vegans ou même à ceux de la té-ci du 9-3 avec leur jogging Sergio Tacchini ou peut-être même à toi avec ton t-shirt des Smiths.

C’mec c’est Roi Heenok une star du web. Montréalais d’originie haïtienne. Un mec propulsé sur la scène rap en 2005 avec Propagande américaine: la dose, la mixtape et une lourde promotion Internet.

Fan de Yasser Arafat ou de Sadam Hussein et ses braqueurs afghans déguisés en palestiniens il est « le Georges Doublevé Bush du rap français t’entends? » ou l’antéchrist du rap français.

Roi Heenok qu’on appelle aussi le Roi n’est pas une star du porno. Même qu’en vrai il s’appelle Henoc Beauséjour « t’entends » et que c’est le seul vendeur de poudre blanche (« l’officiel, le criminel« ) chez qui on peut revenir trois fois par jour s’approvisionner

En gros d’la frappe de rap. À la frontière du rap de kaïra et du rap 2nd degré. Vu comme le trublion du rap canadien ou le Jean Claude Van Damne de l’académie française s’tu préfères, sans anglicisme.

Un peu comme ton crack ou ta kétamine t’as vu, Cocaïno Rap Musique (Sorti sous le label Gangster et Gentlemen inc. en 2007) c’est d’la musique à base de morphine. Mais c’est aussi un enchaînement de punchlines en mode abracadabrantesque et stratosphérique. Et ça c’est c’que tous les accros demandent t’as vu.

Cocaïno Rap Musique est un hommage à ses artistes « préférés » sur fond de samples empruntés à des tubes internationaux comme ceux de Tina Turner, Prince ou encore c’pédophile des Jackson Five. Vu comme ridicule pour certains, Le Roi ne fait pas de gangsta rap que tu peux entendre sur Skyrock.

« Je vais libérer les français de leur rap pédé qu’ils…chaque jour qu’ils consomment. Oh oui, le Roi Heenok arrive enfin avec cette dose de crack musique que tu entends. T’entends ? »

Là où certains se moquent de ses gimmicks, lui chient sur ces rappeurs bling-bling ou à deux balles parce que lui le disque d’or il en a rien à foutre et qu’il considère tous ces rappeurs tel que Booba par exemple, comme un petit beignet que l’on trempe dans l’huile. Non dans Cocaïno Rap Musique, le Roi puise son inspiration dans des pionniers tels que Dr.Dre, Eric B. & Rakim, Tupac, Rza, Mobb Deep ou même Barry White. Et franchement y’a du lourd.

Et puis si tu as envie de te faire quelques additions avec Le Roi alors mate ce « rapumentaire » réalisé par Kourtrajmé Les Mathématiques du Roi Heenok réalisé en 2005.

Parce que là où certains veulent un boule t’as vu, d’autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune et d’autres juste être cool et c’est c’que Roi Heenok est : un mec cool armé d’un gourdin télescopique qui fait du rap comme quand tu mets de l’ether dans un moteur de mobylette, c’est-à-dire ça explose.

Alors maintenant franchis le cap et injecte-toi c’te dose de crack-music et si tu planes pas, c’est qu’c’est pas pour toi mec.

Bon j’ai mis un peu de temps à écrire c’tte bouze parce qu’il fait chaud, que j’nique toujours pas la terre parce que j’ai pas d’clim’, que j’suis toujours aussi bordéliquement organisée à faire mille et une choses en même temps, tiens d’ailleurs il parait que les prix des réservations à l’étranger sont en baisse. J’irais p’têt à la plage histoire de serrer un surfeur et p’têt survivre à la seconde vague.

Allez comme diraient les Berurier Noirs, Salut à toi !

Croquettes à GOGO #8 – CRASS

Wesh la miff !

Bah voilà après 3 mois de flemmitude intensive, de suçage du cerveau, de masturbation quasi quotidienne et de dopage journalier, j’ramène ma ganache.

Oh j’avais bien commencé à écrire des trucs t’sais. Notamment sur ce superbe album du trio pour auditeurs aguerris de free-jazz ou sur ces trois frangins de Los Wembler’s de los Iquitos et leur cumbia amazonienne mélangée à du rock psychédélique ou même sur les frères Quay adeptes du stop-motion avec leurs génialissimes courts-métrages.

Et puis le temps est passé, lentement, très lentement.

Y’a aussi que Christophe Castaner s’est mis au prozac,

Que la mère Sibeth Ndiaye n’a pas dit de connerie depuis une semaine au moins !

Et puis un voyage à Belfort, un livre de Christophe Siébert posé sur une commode, d’la bonnes bières, une chtite gnôle, des déhanchements lascifs, d’la chair impudique et me revoilà à reprendre goût à cette putain de vie bien CRASSeuse. (mate la transition pourrave)

Bah ouais au lieu de continuer à te faire iech avec mes histoires à la secret-story c’est de CRASS que je veux te parler.

Mais avant faut que tu saches que je suis certainement trop fashion pour parler d’un groupe de punk. Mais v’là je ne pouvais pas continuer ma vie de merde sans te parler de ça t’sais. Alors ne sois pas scandalisé par la légèreté de mes mots, j’découvre ! Ptêt qu’à ma mort j’te demanderai d’balancer du Crass mais attendant j’vais rester light en espérant que ça te donne envie de gifler ce mec qui bosse dans cette grosse boite américaine qui s’fait GRAVE de fric sur ta gueule ou tout simplement de (re)découvrir ce groupe de folie.

Groupe pionnier de ce qui s’est développé dans les années 80 sous l’étiquette anarcho-punk.

Composé de mecs et d’meufs paumé.e.s d’Angleterre mais qu’en ont rien à foutre d’être paumé.e.s

Crass est surtout un collectif d’idéalistes lucides méprisant le star-system,

Engagé.e.s contre la politique du gouvernement de la Dame de fer

Ielles emmerdent le système, se foutent de ce que la belle bourgeoisie peut penser « fuck da Queen ! » (qu’ils disaient) et chient sur toutes ces conneries futiles.

(Juste j’te balance quelques morceaux dans l’désordre t’auras qu’à tcheker sur heu… le ouaibe si tu veux connaître plus sur leur chrono)

Adeptes du D.I.Y., Crass s’autoproduisent en créant leur propre label Crass Records diffusant des groupes comme Poison Girls, Zounds, The Mob, Rudimentary Peni etc.

Crass c’est des guitares saturées, une batterie complètement foutraque déboulant parfois comme un quarantes tonnes sans frein, des textes géniaux (‘fin d’ce que j’ai compris),

Sale, attirant, malsain, tripant parfois même reposant

Crass c’est plus qu’un groupe de musique t’as vu. C’est un style de vie, un mantra, une politique qui devrait accompagner tous les activistes ayant un peu d’ADN punk.

Entre alternance de discours, de noise, d’hurlements et de gratte bien crado

À l’écoute de Crass tu ne peux que suivre le mouvement !

Alors FONCE-mec et engage-toi en découvrant comme-moi c’te racaille de qualité première !

Allez ciao bogosse !

REDEVANCE TÉLÉ #2 – Society – Brian Yuzna [1989]

Jour « je sais pas combien » et j’suis toujours assignée à résidence. Comme toi d’ailleurs. (‘fin normalement)

Déjà j’te le dis direct : ça va plus. Ras l’bol des messages d’merde envoyés par les collègues. Ptain c’est du niveau des discours du premier ministre. C’est-à-dire nul à chier.

Parce que ta vidéo pourrie je l’avais déjà reçue et le mec de la compta me l’avait déjà envoyée c’matin qui lui même l’avait reçue par le perché du market’ qui lui, me l’a envoyée hier. Tu vois l’délire ?! 

Alors ta vidéo d’la nana qui attend le 11 mai pour aller chez l’esthéticien.ne, elle m’gave sérieux ! J’te demande toi si t’arrives à faire une queue d’cheval avec les poils de ta bite ? Remarque tu fais ça, j’serai très impressionnée. Mais putain ! 

Donc j’te le redis STOP les vidéos sur le confinement déconfiné ultra sexistes ou alors tu peux t’branler avec sur YouPorn.

Sinon juste avant de te parler de c’que j’ai envie de te parler, j’te dis brièvement c’que j’écoute.

J’avais mis un lien une fois, à l’époque où j’étais réservée à écrire ouaiche. Et puis le temps, les bouteilles bues et la fin du monde, bref m’v’là. 

Donc ouais j’écouter le père Roberto Musci. Bon alors j’te dis direct c’est pas d’la teuf de hamster ce bastringue mais plutôt un voyage dans un ailleurs (en Afrique, Orient vers là quoi) histoire de t’évader d’la moisissure qui prend place dans ta vie et surtout la mienne. 

Tower of Silence est sorti sur ce superbe label Music From Memory.

 

Mais bon c’est pas du m’sieur que j’voulais te parler mais plutôt d’un film. 

Society

Alors faut qu’tu saches que j’suis pas une grande pâteuse de films. Quoique que tu m’diras en c’moment. J’bois – modérément évidemment – d’la bière et j’regarde pas mal de films. 

J’te fais juste une parenthèse. J’bois une ptite brune de l’brasserie Des Trois Becs qui manque de degré à mon goût mais qui s’boit quand même. 

Donc j’te disais, l’autre jour (en fait c’était au début du confinement) au sortir de ma deuxième sieste d’la journée, me v’là conseillée à regarder ce film par ce bogosse à l’accent bien prononcé dont la bite pourrait s’retrouver dans le Quid des records.

Allongée sur le canap’, une Rince Cochon posée pas très loin, v’la t’y pas que je décide de mater cette bizarrerie visuelle qualifiée de film d’horreur.

Produit en 1989  par le grand Brian Yuzna producteur émérite des premiers longs métrages lovecraftiens de Stuart Gordon tels que Re-Animator, From Beyond, Les Portés de l’au delà ou encore Les Poupées. 

J’te le dis d’avance il y a un peu de gore dans Society mais sans être dans la surenchère tavu et qui ne manque pas d’humour presque ridicule.

J’voudrai pas trop t’spoiler parce que ce film est une vraie tuerie mais en gros Society c’est l’histoire d’un jeune garçon Billy Whitney – le mec de Beverly Hills, la série  – jeune homme d’une famille riche pour qui tout semblait parfait jusqu’à qu’il se sente comme un étranger dans sa propre maison. Quelque chose lui dit qu’il n’appartient pas à ce monde. Peu à peu ses soupçons deviennent une paranoïa lorsque surviennent des décès et autres évènements bizarres. Billy découvre alors l’envers d’une société américaine secrète et fortunée, qui s’fout du monde et qui kiffe les orgies grotesques faisant de ces familles d’bourges les membres d’une secte sexuello sanguinaire.

Sérieux j’te résume grave le film parce que franchement ça vaut l’détour.

C’est gluant et appétissant.

Ce film est bizarre, crade, osé qui pourrait faire rappeler des films de Cronenberg, Craven ou encore Pasolini. En clair d’la frappe. 

J’te balance quelques jolies images, gifs de cette bombe. 

 

Maintenant tu sais c’qu’il te reste à faire, mater ce film ou m’aider à tailler une bite de 43 centimètres en bambou pour les prochains temps.

Allez j’me casse. 

« Fuck You Butt-Head ! »

Songs of The Cold North – Jubilé [2012]

Aujourd’hui. Téléglandage et autres conneries. En vrai j’arrive pas à m’remuer. J’suis naze. Ailleurs. Bof. 

Et puis y’a que mon corps est englué dans d’la mélasse et a du mal à s’en extirper depuis quelques temps,  

Que mon coeur continue à pisser l’sang à force d’être perpétuellement coupé en deux,

Que Milou est une gadji,

 Et que j’suis en keum d’inspirations. 

Alors histoire de me réveiller j’ressors un truc qui fait du bruit de 2012 sorti en joli vinyle transparent.

 

Un truc du coin t’as vu et ça s’appelle Jubilé.

Groupe de noise stéphanoise, du 4-2 ouaiche ! 

Jubilé c’est Guillaume B. et Clément Goutelle que tu peux également retrouver dans Caraques – petite pépite bien cachée dont j’te parlerai un jour ptêt, inchallah  – et le Club des Gens spéciaux. Un joli étalon de la scène noise-rock française. 

 

Guitare distordue et rythmiques hypnotiques jubilatoires, cet album a été co-prod’ par Assos’y’song, Rock’n’Roll Masturbation, Boom Boom Rikordz – le propre label du duo bruitiste et déviant, et de Mon Cul ou d’ailleurs tu pourras y trouver le disque en téléchargement libre t’as vu. 

 

Bref je ne vais pas parlementer pendant des heures, parce qu’il y’a des jours comme ça où t’as rien à dire. Des jours à glander dans un lit. 

En vrai tout le disque est bien. Les morceaux sont accrocheurs, classieux, dissonants. La batterie claque, la guitare braille.

Bref, Fais-toi plaiz’ ! 

 

Bon j’retourne faire semblant d’bosser et rêver que j’suis dans un lit King Size à faire des galipettes et boire d’la Prinzen-Bock Weisse de chez Grünbacher

Tschüß ! 

 

CROQUETTES à GOGO #7 – NoMeansNo

 

Ça y’est le weekend est fini. C’est lundi, il pleut, je suis constipée et j’ai la teuch qui sent le Munster.

Mais bon aujourd’hui j’suis en télétravail et comme d’hab’ j’écoute de la musique. Youhou !

NoMeansNo ! NoMeansNo ! NoMeansNo

Alors si toi aussi t’as raté ta putain de vie en passant à côté de ce groupe MYTHIQUE, tu vas me dire « mais c’est quoi ma reuss ce truc ? »

Et là j’te réponds : Un slogan qui pourrait faire fermer sa putain d’grande gueule à la baronne Solange  même si  – entre nous – elle était carrément fraîche la Brigitte Lahaie dans les années 70.

Mais c’est aussi un groupe de viocs qu’ont pris la retraite il y a quelques années. Les mecs se la coulent douce et ils ont bien raison.

Hé ouais mec j’te parle d’un groupe qu’existe plus parce que fuck l’actualité musicale, ressortons les vieux trucs bien fripés, et promis ! c’est pas d’ta bite que je te parle.

Le groupe s’est forme en 1979 par les Bro Wright ou si tu préfères John et Rob.

Ils seront rejoint ensuite par Andy Kerr (Hissanol, Two Pin Din) premier guitariste du groupe de Sex Mad à ce génial 0+2=1 en passant par le superbe Small Parts Isolated and Destroyed.

Puis Andy Kerr sera ensuite remplacé par Tom Holliston.

Distribués par le génialissime label Alternative Tentacles (jusqu’en 2002) puis Southern Records, pour enfin montrer leur « own » label Wrong Records

Pour te décrire en une seule phrase NoMeansNo c’est heu… un truc aussi bon qu’un chapitre inédit de la Bible et qui aurait été censuré parce qu’Adam und Eve y passent leur temps à niquer comme des p’tits lapins.

 

Ou alors c’est comme si tu te bouffes une dizaine de bubble-gum menthe fraîche et qui t’arrache,

Ou même comme l’hydrogène qui entrerait en contact de l’air : BOOM ! Une tuerie. 

Un groupe qui s’écoute aussi bien le matin avant d’aller au boulot ou au Pôle emploi comme une musique d’baise avec aucun temps mort. Intense du début à la fin. 

Le groupe s’amuse et ça s’ressent. Parce que ouais les titres défilent sur mon ATARI des temps modernes depuis ce matin. 

Chaque titre est gorgé d’influences, entre noise rock, punk, ska et parfois même jazz, 

NoMeansNo a cette capacité de te prendre aux tripes, de t’envoyer là et t’faire revenir ici. Les morceaux sont exécutés à la perfection. C’est du lourd j’te dis ! 

 

J’m’étonne ne n’avoir AUCUN disque d’eux.  J’me sens incomplète depuis. Et merde ma – future – collection de Philemon devra attendre parce que c’est déjà heu… la fin du mois (Ouais on est le 17. Mais j’t’emmerde j’ai pas d’économies. Macron c’bâtard me pique tout walla !).

 

Ha oui j’t’ai pas parlé des paroles car j’suis pas assez calée en anglais pour t’en parler et puis j’suis de cette vieille école où faut que je lise les lyrics pour piger un truc. Mais bon y’a des choses simples que j’comprends comme ce Big Dick Come Quick

Allez j’t’embrasse Bogosse ! 

 

 

CHAT PILE – REMOVE YOUR SKIN PLEASE / THIS DUNGEON EARTH [2019]

Bon aujourd’hui j’suis pas bien bien réveillée, p’têt même que ça fait trois semaines.

Mais ce fuckin’ Dry January est fini et autant te dire que je n’ai pas bu que de l’eau. Quoique tu m’diras la bière c’est de l’eau non ?

Dans les news fraîches de début d’année

Le précariat social continue de s’installer partout en Europe,

Le restaurant de Paul Bocuse à Collonges-au-mont-d’or a perdu sa troisième étoile. Du pur business d’la gastronomie ces étoiles et pourtant ça reste encore une référence dans la tronche de beaucoup d’gens manipulé.e.s. Suffit d’aller au Bap rue Chevreul à Lyon et tu verras que les Bibimbap gagnent à eux seuls toutes catégories confondues l’oscar de la bouffe bonne et pas chère.

Les acteurs porno sont une espèce en voie de disparition au Japon.

Et puis y’a eu la chandeleur et son orgie de crêpes et de cidre. Putain de semaine de pets ambiants qu’on a vécu juste après. Les gens digèrent mal le lait. La faute au demi-écrémé j’te dis.

Enfin j’ai toujours mon cœur en bouillie. P’tain c’est qu’ça fait mal parfois.

Alors comme d’hab pour ne pas penser que ma vie c’est d’la merde, j’me mitraille la tête à coup d’musique et d’eau-de-vie comme cette poire de La Duchesse.

Tiens d’ailleurs en parlant d’zik,  j’écoute ce quatuor d’Oklahoma City, Chat Pile. Tu connais ?

Un groupe de sludge-noise-rock-hardcore-machin-ché-pas-koi.

Chat Pile c’est un gémissement de rage qui claque sévère les mâchoires comme quand tu t’les pelles l’hiver (enfin l’hiver…)

 

Ou comme quand tu t’tapes un méchant manque d’héroïne et que tu grelottes parce que t’es en chien.

Parce que sur Remove Your Skin Please, les guitares sont parfois désaccordées presque dissonantes, et genre t’as d’la distorsion à foison.

 

La musique bringuebale avec Chat Pile et provoque presque une sensation d’inconfort avec ses grognements de Death metal et ses cris déchaînes qui sortent de nulle part.

Et puis y’a cette batterie électronique, une Yamaha DTXPLORER t’as vu, qui martèle des rythmiques implacables sorties tout droit d’un cabinet de l’horreur en plein délire – même si – et précisons que – le pad charleston est vraiment pourri.

 

Remove Your Skin Please et This Dungeon Earth sont sortis en 2019.

Croisons les p’tits doigts de pieds pour qu’en 2020 ils nous reviennent avec un MEGA coup d’massue en pleine gueule et un long format.

 

En vrai j’ai pas grand chose à dire, ÉCOUTE c’tout. (Ha et aussi parce que – accessoirement ouais –  j’suis au boulot.)

 

Et puis aussi, j’ai fait vœu de chasteté j’peux même plus me divertir en m’touchant devant des Gifs animés de cul t’as vu.

Oh et puis MERDE.

Tu m’diras à quoi bon se refuser si les hommes font la queue au bordel hein !?

J’te laisse. Bisous