Can Can Heads – Folklore [2003 – Kissankusi Records]

Back to ici. V’là y’a des jours comme ça où j’ai envie d’te causer. D’exprimer des choses. D’écrire des messages subliminaux destinés à des personnes en particulier mais qui s’reconnaîtront jamais ou presque jamais.

Et puis y’a l’amour qui m’fait parler aussi. Envie de déclarations. D’baiser aussi.

Et puis des expériences passées qui t’font croire le temps d’une journée, qu’un oiseau virevolte autour de mon cerveau, éclairant mes neurones en envoyant des pluies d’étincelles rayonnantes dans cette obscurité. Et là tu vas m’dire que tu captes rien, c’est normal j’t’ai dit que j’étais dans le langage anal, heu… le subliminal.

Tu m’diras ça vaut mieux que d’écouter la leçon d’éthique de Ségolène Royal ou d’regarder pleurer les boys scouts que leur père spirituel pointeur à ses heures, Michel homologue français de Marc, appelait « mes louveteaux » ou d’nous faire croire que le couscous c’est avec du jambonneau. Sérieux faudrait que j’note toutes ces punchlines à l’occasion et que je les mette en boule et les balance dans les chiottes aussi. Juste pour le kiff.

Mais j’m’égare là. Ouais moi à la base (de base) je veux te parler de ce groupe, Can Can Heads, venu de là où certain.e.s prétendent que ce psychopathe à barbe, le père-Noël, y habite, pays aux plaines inondables de Botnie, la Finlande.

Mais alors qu’est-ce donc Can Can Heads ? Un groupe expérimental et décalé qui existe depuis 1993 et qui s’lance parfois dans le free-jazz.

Mais c’est aussi un nid de contradictions, de rebondissements et de surprises. Une musique violente avec un cœur doux.

Je veux te parler de cet album, Folkore sorti en 2003 sur Kissankusi Records un label finlandais.

Environ 30 minutes de musique convulsive et saccadée, qui parvient à atteindre un état hypnotique. Un peu comme de la musique tribale faite par un quintette composé de marginaux.

Du punk, du bruit, du free jazz et d’la noise. Tout cela entre dans un mixeur et en sort quelque chose de ni trop lisse, ni trop crémeux où les membres se disputent à travers des troncatures improvisées de jazz.

Folklore n’est pas cacophonique. C’est un album fascinant et étrange. Un spécimen aux multiples facettes qui mérite d’être examiné sous un microscope musical.

Discordant, déchiqueté avec un sens du rythme, les membres du groupe s’inspirent beaucoup des festivals de bruit à l’ancienne et des groupes plus récents basés sur le skronk / free-jazz (notamment avec la furia punk-noise-expressionniste-destroy du batteur Weasel Walter des Flying Luttenbachers)

Can Can Heads est vraiment une belle surprise en matière de musique improvisée libre récente qui sonne comme du jazz d’avant-garde braxtonien avec un timing infernal se révélant à la fois inouï, subtil, extrême, frénétique.

Alors mec si t’as rien à faire aujourd’hui ou que t’attends l’ouverture des clubs libertins (n’en déplaise à Philippe Gosselin) ou que tu glandes comme moi en télétravail à mater des sites pornos, alors écoute ce groupe !

Bisous avec la langue.

Derek Bailey & Cecil Taylor Live @ Tonic (Avril 2020)

Lundi. D’la merde.

J’suis censée bosser mais j’ai pas envie.

J’pourrais mater un documentaire sur la faune sous-marine en Bretagne mais v’là j’préfère m’imaginer qu’une catastrophe naturelle peut arriver à tout moment comme une grosse météorite qui tomberait à l’endroit exact où je me situe.

Il est possible que j’écrive beaucoup de merdes dans cet article que certains appellent une bouze ou que de vilaines tentacules sont en train de sucer mes neurones qui de toute façon ont largement démissionné depuis belles lurettes.

En même temps, ça changera pas grand chose car de toute façon mon p’tit cœur baigne dans une citerne d’obscurité en c’moment. La faute à l’amour.

Alors pour rester dans l’sombre – parce que j’aurais préféré un câlin du beau gosse mais v’là ça… – je bois cette bière blonde forte (9° tout de même) , dorée et ronde, subtilement épicée et avec une douce amertume dont le secret de fabrication fut jalousement gravé au creux des pages d’un vieux grimoire.

Et j’écoute cette musique (un live) parfois abrupte, parfois délicate qui mélange écriture et improvisation jouée par deux monstres de la musique libre. Cecil Taylor (piano) et Derek Bailey (guitare), tous les deux furieux de fourre-tout ou plutôt d’avant-garde.

Ce live n’est pas du tout l’type de musique qui t’donne envie de bouger ton popotin mais qui atteste de leur magnifique association. Derek Bailey qui passe d’harmonies en anicroches et Cecil Taylor qui t’balance en pleine gueule les rythmiques de son infernal jouet mécanique.

En vrai j’ai un peu d’mal à écrire, j’devrais peut-être demander à Bear Grylls (ou Bruce Willis) de m’apprendre quelques techniques de survie aux maux d’amour histoire de ne pas finir comme une purée d’légumes.

Bref y’a des moments il vaut mieux ne rien dire, et puis de toute façon c’est la pause midi.

Bad Brains – Bad Brains [1982 – ROIR records]

Attention : cet article peut s’avérer très emmerdant pour qui se contrefout (avec raison) des soubresauts du microcosme de mon monde pas si merveilleux. Enfin ça dépend, quand je joue au chat-bite avec le beau gosse du 9-Z ma vie prend un tout autre sens (héhé)

Bref. 00h50 la p’tite chatte de dehors râle après un d’mes matous. Bon bah c’est pas encore ce soir que j’vais pouvoir bien dormir. Pourtant j’me suis fait un bon gros spliff mais v’la y’a des soirs comme ça où même compter des femelles faire des sauts de moutons à oilpé n’y fait rien.

Alors j’écoute cet album d’une bande de quatre renoi, ultra dynamisés qui font du punk rock venus tout droit de Washington DC à Atlanta ville où c’tte allumeuse de Scarlett O’Hara créa un putain d’incendie.

Les Bad Brains. Ovni dans la catégorie du hardcore tirant leur nom du morceau du même nom des Ramones. Ouais, parce que là où certains pensaient que le punk était réservé aux blancs, eux voyaient en ça une façon d’explorer la musique avec leur philosophie rastafari. Un style musical en roue libre.

Un upday qui n’échappe pas à Jello Biafra le chanteur des Dead Kennedys, et créateur du label Alternative Tentacles en leur permettant d’apparaître dans cet compil’ Let them eat Jelly Beans avec leur morceau en mode TGV, le plus rapide de l’ouest, Pay to Cum.

à la base, les Bad Brains étaient fans de jazz-fusion, de gogo et de reggae, leur style musical évolue vers le punk britannique. Rejetés au départ à cause de leurs idées homophobes, en vrai j’en sais rien parce que j’capte que dalle à c’qu’ils racontent, les Bad Brains s’affirmeront ensuite dans ce mélange de rasta / hardcore.

L’album Bad Brains sorti en 1982 sur le label Reachout International Records est juste phénoménal.

Un album ou H.R. nous crache à gueule tout son flow dynaminesque et nous vomit en pleine face ses visions surnaturelles. Et dire que ce gars a quitté le groupe pour se consacrer uniquement au reggae.

Oui parce que Bad Brains ce n’est pas que du hardcore, des riffs tueurs et des rythmiques méga accélérées.

Bardés de dreadlocks Bad Brains jouent avec les codes en t’balançant en plein milieu un son reggae.

Donc en gros Bad Brains c’est une ligne de coke que tu t’enfonces profond dans l’nez, un spliff de weed qui t’envoies planer, et un p’tain d’acide sublingual, qui te caresse à la cravache et te t’fait disloquer tout ton corps

Bref, Bad Brains c’est de la bombe atomique, maintenant tu peux toujours envisager de ne pas y jeter une oreille et de vivre une vie incomplète et triste mais sache que le jour du jugement dernier devant le tout puissant Rastafari Punk, il ne faudra pas s’étonner alors de passer ton éternité à écouter Kyo. En boucle. Et en mono.

Alors à moins que tu aies de la matière fécale dans l’crâne, fais-moi plaiz’ et jettes-y une oreille steup.

Sur ce je m’en vais flâner comme ces mystérieuses bêtes qu’ont la particularité d’être parfaitement mignonnes oui je parle de parle des phoques que l’on peut observer en c’moment sur les plages Berck-sur-mer, dans le Pas-de-Calais, département pour lequel quand la bombasse de BFM TV météo annonce qu’il va faire beau et chaud en France cela ne représente rien pour eux.

Allez un dernier pour la route !

Bisous.

Croquettes à GOGO #11 – The Melvins

Bon me v’là de me retour à quelques jours de l’abandon des rats , après que Jésus est fait son rototo en buvant des litres de lait au biberon.

Qu’ai-je donc fait pendant tout c’temps là ? Bah… J’me suis chiée d’ssus, j’ai chialé, j’suis tombée amoureuse, j’ai kiffé, j’ai bu malheureusement pas assez histoire d’oublier c’monde à chier.

Et puis j’me suis débranchée du – presque – monde, enfin surtout d’la téloche et d’la radio et de tout ces programmes qui dégradent inexorablement le reste de mes capacités cognitives qui n’ont pas été – encore – altérées par la drogue. Pour te dire j’sais même plus si Marine Lepen a toujours peur du noir ou lequel de nous achètera en premier un album de Patrick Bruel.

Puis j’ai de nouveau bu, j’ai perdu toutes bonnes manières, j’ai aimé, détesté, baisé encore et encore mais pas assez pour ne plus souffrir d’orgasmes à répétition devant PornTV à tel point que j’ai cru que j’allais finir comme Gretchen Molannen (du gâchis pour l’vieux Rocco qu’il disait) et puis j’ai maté une bonne dizaine de fois c’tte scène magnifique extrait de Brain Damage pour finalement glander à écouter d’la frappe.

Tiens d’ailleurs v’là la bombe atomique eargasmique comme dirait certains followers de Soundcloud (un genre de minitel rose pour fan d’zik)

MELVINS ! Si tu m’dis que c’est d’la merde tu dégages !

Non sérieux, j’en ai rien à fiche moi, d’plaire ou pas, d’être ou ne pas être, va boire ton verre de Viognier (j’fais un peu d’peu d’placement d’produits héhé) ailleurs et m’fais pas chier ou alors si tu kiffes comme si tu faisais une pénétration anale à heu… Katsuni. (p’tain mais elle devient quoi elle maintenant ?!) tu peux rester.

Les Melvins c’est avant tout une histoire d’amour de grunge en passant par le death, le black metal, de noise-rock ou encore le doom metal leadé par ce génialissime Buzz cousin très éloigné du Black Sabbath d’Ozzy Osbourne, quoique c’est très réducteur de définir les Melvins, mais v’là je voulais te parler de passion, d’amour et p’têt même de masturbation.

C’est vrai quoi écoute Lysol cet album me donne juste envie de me toucher. Un son dégueulassement confortable qui t’envoie jusqu’à cet état qu’on appelle l’orgasme. Un album qui m’rend dinguement sensuel, où tout ton corps, cerveau ne peut s’opposer à aucun refus. Un peu comme quand j’me retrouve devant le beau gosse.

Bref les Melvins tournent depuis près de 30 piges, tout a commencé à Aberdeen (en 83 ptêt 84) alors que « King Buzzo » chanteur et guitariste, Matt Lunkin, bassiste (qui a ensuite rejoint Mudhoney) et Mike Dillard à la batt’ (peu après remplacé par le connu Dale Crover) étaient encore que des lycéens. (Le poste de bassiste a eu un sacré turnover, j’te fais pas la liste t’as tout sur le vortex spatiotemporel que certain.e.s appellent Internet)

Ainsi leur longévité a fait d’eux un groupe culte au point de leur payer en 2004 les honneurs du centre Beaubourg à Paname City.

Les Melvins c’est aussi un puissant anesthésiant psyché sous forme musicale. Obsédant, lascif, sale.

Infesté de riffs puissants et de rythmiques type rouleau compresseur, de rock lourd, de sauvagerie, bref un groupe qui va à l’essentiel.

Le groupe explore l’énergie sous toutes ses facettes en repoussant les limites du rock avec un sens aigu de l’expérimentation.

Faut qu’tu saches que les Melvins ont été une grande source d’inspiration pour des groupes comme Mudhoney ou encore Nirvana (entretenant une forte amitié avec ce dernier) et ont ouvert la route au néo-metal des Limp Bizkit ou encore Korn (du Melvins dilué avec un beat disco haha) mais seraient aussi responsables de la BO du film porno Between The Cheeks 3 de Gregory Dark (oui oui le mec qu’a fait le clip From the Bottom of My Broken Heart de Britney Spears)

Bon là en vrai, pour la musique du film porno, j’suis tombée sur un forum d’aficionados du groupe pour cette info, vrai ou faux j’en sais fichtre rien, j’ai commencé à mater ce film hier mais p’tain ça m’surprend du peu que j’ai entendu, mais faut dire que c’était entremêlés de « han » et de « hmmm » )

Voilà j’t’ai balancé quelques extraits qui m’parlent mais leur disco est tellement mortellement énorme que j’t’invite à découvrir par toi-même la vie, ‘fin leur musique histoire de te faire dépuceler si c’est pas déjà fait.

En attendant : Gloire aux Melvins !

Maintenant je retourne m’affaler dans mon canapé crevé, avec mon spliff de henné histoire de réfléchir à ma retraite anticipée et d’râler sur les gens qui devraient faire plus attention là où ils marchent parce que ouais c’est à cause d’eux si les castors ont la queue plate (information non confirmée), bref j’te fais iech avec mes jérémiades, ‘fin tu m’diras les p’tits bâtards de l’Académie Française nous ont bien saouler aussi avec leurs histoires de grammaires ou de fadaises y’a pas si longtemps.

Edit : quand j’ai commencé cet article, il faisait beau dans ma tête, des lépidopteres s’tapaient une lambada dans mon ptit bidon d’salope comme me l’a si justement signifier le bellâtre du 9-Z mais v’là aujourd’hui j’ai le bourdon, l’cafard. ‘Fin tu m’diras si j’te voyais porter un slip en cuir façon Manowar, là en vrai j’me dirai c’est toi qu’est dans le bad mec.

Bisous.

Croquettes à Gogo #10 – Globe Unity Orchestra

En c’moment ma vie est pas plus excitante qu’un tuto de beauté sur Youtube ou q’un livre que t’as même pas envie d’lire tellement il te semble naze comme ceux de euh… Alain Soral.

Et puis y’a qu’ces temps-ci, v’là t’y pas que je me tape un espèce de poil dans la main visible depuis la lune même si pour autant je reste très productive quand il s’agit d’écrire des conneries, comme ici.

Alors pour palier à c’vide général qu’on appelle la vie, j’lis des conneries sur le net et j’pourris, parfois, le blog de celui qui soit disant ressemblait – il y a 100 ans – à un acteur américain tout blondinet.

Et pendant ce temps v’là que l’aut’ pervers de Darmanin décide de se marier alors que des plaintes de cul sont collées à sa bite.

Y’a qu’les chasseurs, eux, ont p’têt trouver une solution en dépensant toute la glu qu’ils ont stocké, c’est-à-dire en s’défonçant avec.

Qu’certains éléphants s’mettent au cannabis médical.

Et qu’Euronews est bien mieux que Bfm Tivi.

Bref dans tout ce merdier universel (bien meilleur avec deux sucres d’ailleurs) il y a, heureusement, toujours un truc pour s’calmer, et pour une fois c’est pas de sexualité douteuse ou d’hygiène approximative que j’vais causer.

J’te parle de Globe Unity Orchestra.

Collectif free-jazz formé en 1966 par un des plus grands chefs d’orchestre et mené par ce shaman vaudou de musique folle, Alexander Von Schlippenbach et qui réunit un espèce de package de musiciens d’improvisation libre tels que Peter Brötzmann, Han Bennink, Steve Lacy, Peter Kowald, Evan Parker pour ne citer qu’eux.

Ce collectif débordant d’énergie et inventif à souhait est l’une des manifestations les plus emblématiques du free-jazz européen dont son identité reste bien spécifique, loin du blues ou du ragtime américain, riche et foisonnante faite de mouvements saccadés, de cris, de sifflements et de pizzicato.

Dès les premières écoutes on se sent submergé sous les flots tumultueux de la batterie, par le jeu inouï de la guitare, par ce sax imprévisible, ou encore par ce piano discordant tel un empilement d’instruments totalement abrupt et frontal.

Bref ça crache dans tous les sens comme une attaque de napalm contre un troupeau de lièvres nains fuyant des renards dingos venus d’un autre monde. ça bouillonne, ça s’entrechoque, et s’envole avec force et puissance.

Globe Unity Orchestra clapote et tartouille dans tous les sens. C’est sévèrement mortel. Furieux, déchaîné, sans structure ou nuances et qui nécessite une dose d’inconscience – ou de coke – pour arriver au bout de cette magnifique agression sonore ou de cette fougue bruyante.

Impossible de ne pas être fasciné.e par la complexité et la ferveur de l’exécution. Je kiffe !

Sur ce, j’vais aller essayer de remonter le passé en hackant l’espace-temps ou d’mater sur le rebord de ma fenêtre les pigeons qui font du sexe oral à bien entendre leur roucoulement quand j’essaie pas de draguer ce beau gazeau.

Bisous à toi.

Akira Sakata & Chikamorachi w/ Masahiko Satoh – Proton Pump [2018 – Family Vineyard]

Réveil. L’appartement est en bordel. Cadavres de bières et autres alcools, cendriers pleins à ras bord. La coke ne me fait plus rien et j’ai une gueule de bois à la vieille prune offerte pour un jour soit disant spécial. J’allume mon fond de stick histoire de bien achever mon haleine de chacal.

J’ai pas envie de parler aujourd’hui.

Et j’ai des gros problèmes d’inspiration. Peut-être que je devrais me faire un cocktail d’antidépresseurs, de Lysanxia et autres conneries histoire de bien terminer cette soirée (‘fin matin maintenant) pourrie.

J’aperçois mon horoscope qui m’dit que je suis encore en vie demain et que je vais bientôt trouver l’amour. P’tain de business plan…

Bref j’arrête de râler, de rager sur tout.

Et j’te balance une musique dépouillée de notions conventionnelles, de rythmes et de mélodies.

D’explorations musicales souvent jugées trop hardies voire incompréhensible

D’Akira Sakata, monument national au japon et pionner du free-jazz dans son pays, et de Chikamorachi (Darin Gray & Chris Corsano).

Mais surtout de cet album Proton Pump sorti en 2018 sous le label Family Vineyard que Boomkat classe dans le genre jazz / fusion…

Comme j’te disais j’ai pas grand chose à dire, y’a des jours comme ça.

Si ce n’est que le festival Meteo à Mulhouse dont me parlait le beau gazeau est a priori maintenu avec toutes les règles sanitaires qui vont bien avec : pas d’bécots ou autres prétextes au plaisir charnel.

Je vais maintenant ramasser cette merde immonde de chat mâle qui chatouille salement mes narines depuis que je t’écris pour ensuite perdre mon temps dans ce mythique passe-temps que certains appellent la partouze géante, regarder le replay de l’assemblée nationale.

Salam.

Jun Konagaya – Organ [Eskimo Rds – 2012]

Alors voilà l’amour c’est toujours un truc à ne rien y comprendre,

Y’a que Marlène Schiappa s’invite à une teuf party alors que la musique était déjà coupée

Q’un narco-trafiquant essaie d’arrondir ses fins mois en dealant chez les LREM

Que les jurys du bac ont filé la patate chaude aux bureaux d’inscriptions d’entrée en fac’

Que bientôt, tout comme les congolais ou les têtes-de-nègres, oui bientôt tu ne pourras plus dire esquimau alors que bouffer une bonne religieuse, ça tu peux toujours

Et que Organ de Jun Konagaya c’est d’la frappe.

Et là si tu t’intéresses un peu à c’que j’écris et que tu dépasses toutes ces conneries que je peux balancer, tu vas m’dire mais c’est qui ce Jun Konagaya.

Jun Konagaya est un artiste japonais – ancien membre du duo White Hopital – connu pour ses projets de power electronics / noise mais que tu peux encore entendre dans GRIM.

Organ est une de ses sorties, la première, produit par Eskimo Records en 2012 parce que pendant qu’toi tu votais pour François Hollande ou qu’tu t’astiquais devant les seins nus de Kate Middleton en vacances dans le Lubéron

Et que à l’heure où j’écris cette… ‘fin c’truc, la fin du monde n’est toujours pas arrivée,

Jun Konagaya lui, nous balançait une genre de comptine perchée,

Une messe loin de toutes orgies, de bouc ou d’orgasmes

Une tuerie.

Organ est cette épopée fantastique dans une nature faite de sons aux racines enfouies dans des terres mouvantes,

Un long voyage réel ou imaginaire (on ne sait pas bien) qu’est celui d’une jeune fille appelée Magnolia et celui d’un monstre, Gamahead où les anges peuvent se transformer en divins démons et les démons en démoniaques anges.

Un livret accompagne le disque et illustre cette histoire tout comme pour Travel sorti en 2014 sur Art Into Life qu’est la suite de cet étrange voyage.

Organ n’est pas que borborygmes incompréhensibles (ouais parce j’y comprends que dalle au japonais moi)

Organ envoûte par ses douces atmosphères feutrées où le temps semble s’étirer pour s’étioler en milliers de gouttes d’eau.

Plus qu’une musique, c’est ce lien intérieur qui t’permet de te connecter physiquement et spirituellement à ce monde qui nous entoure, comme un médium idéal fait de traumatismes intérieurs vécus ou de délicieux moments.

Bon c’est l’matin, j’arrête parce je manque un peu d’inspi’ pourtant j’ai ajouté une lichette de bas-armagnac dans mon café (encore une idée du bogosse)

Il fait frais et j’ai une histoire de gémissements de génisse en génise à éclaircir et pour une fois c’est pas moi qui dit des conneries que personne comprend, et ça m’plait !

J’t’embrasse, bisous et tout l’tralala.

Croquettes à Gogo #9 – Borbetomagus

S’battre avec deux moustiques en pleine nuit et ne réussir à en tuer qu’un sur deux,

Pour s’taper ensuite une réflexion sur les avantages de l’Audio-Porn parce que v’là mes voisins faisaient N’golo N’golo dans la case,

Pour m’dire que regarder un gonzo sur fond de Futuristie de Pierre Henry ça pourrait être pas mal du tout.

Rager sur ces blogs de merde de musique qui t’balancent les mêmes disques à découvrir, parce qu’y en a marre de jamais vraiment découvrir des vrais trucs qui valent l’détour. Faut croire que les idées c’est comme le clitoris pour certains, c’est pas toujours facile à trouver.

Pour finalement traîner sur le blog de Pangloss parce que c’est mieux que BFM Tivi et que même si j’capte rien à c’qu’il raconte – certainement lié à l’accent corse (du nord) – ça m’occupe,

Et s’réveiller crevée à commencer une s’maine de presque travail.

‘fin bon comme dirait Menelik tout baigne, la vie est toujours aussi adorablement pourrie, mes chats miaulent toujours autant, le lion de Belfort est toujours aussi gros, que l’amour est rarement dans le pré, nonobstant la fréquente présence des moutons, que la consommation de vin est en hausse, Christine Bravo vient de passer une commande et qu’le site de Jean-Marie Lepen est toujours aussi naze.

Bref, y’a un truc dont je voudrai t’parler et ce truc c’est Borbetomagus ! Mec si tu connais pas, suicide-toi avec ton pistolet à eau.

Alors avant de te dire des conneries écoute ça :

Borbetomagus c’est qui ? C’est quoi ? C’est bien ?

Borbetomagus aurait pû être le nom d’une énième position du Kamasûtra ou à c’tte grosse bifle que tu donnerais à Darmanin ou son pote Dupont-Moretti mais si tu préfères c’est un trio formé en 1979 avec Don Dietrich (sax), Jim Sauter (sax) et Donald Miller (guitare).

Mais c’est aussi du free-improv jazz qui s’inspire de musique concrète et de noise.

J’avais découvert ce trio de géants avec leur disques L’atlas des Galaxies sorti en 1993 sur le label Non Mi Piace de Sébastien Borgo (plus connu sous le nom de Ogrob, que t’as p’têt déjà entendu à la gratte dans ce trio de post-punk expé des années 80, Sun Plexus)

Pour t’résumer vite-fait leur musique, c’est comme une éjaculation démoniaque en pleine éruption et que tu te prends en pleine face, faite de déflagrations sonores inattendues, de frénésie rythmique et lentes translations contemplatives. Du kiff à l’état pur.

La première sortie du LP éponyme en 1980 sorti sur le label Agaric Records était déjà une PUTAIN de tuerie.

Tu peux mater le documentaire A Pollock of Sound de Jef Mertens pour t’instruire. Alors l’truc c’est qu’il faut fouiller dans des zones pas très légales pour le récup’. Sinon t’as un trailer ou tu peux t’acheter le DVD sur des plateformes de bâtards qui s’font du fric sur leurs salarié.e.s. J’te laisse faire ton propre choix. Mec t’es libre.

Ferraillements en tous sens, violentes exhortations quasi viscérales, déluge de distorsion aux allures de cérémonie vaudou,

Borbetomagus est l’un des plus grands groupes ricain qui mérite sérieusement ton écoute et qui t’fait encore aujourd’hui découvrir de nouveaux sentiers musicaux inexplorables, bref un trio de performeurs.

Allez j’te balance un p’tit live en attendant que tu fasses tes propres recherches mais tu peux toujours aller te branler sur la bibliothèque des orgasmes.

ARCHIVE: BORBETOMAGUS Live at Alterknit Theatre (1995) from Taping Policies on Vimeo.

Bon bah j’ai terminé ma bouze, c’est l’heure de presque travailler alors ciao beau gosse et arrivederci !

Cocaïno Rap Musique Volume 1 – Roi Heenok [G&G Rds Inc. 2007]

Yo ça s’passe ou quoi ?

Bon j’te le dis direct mec si tu captes pas le second degré casse toi direct « t’entends pute nègre, tu sens le caca ».

Parce que je vais te parler d’un mec qui aime s’exprimer, qui aime dire c’qu’il pense. Un mec qui plait autant aux jeunes bureaucrates de race blanche qu’aux métalleux vegans ou même à ceux de la té-ci du 9-3 avec leur jogging Sergio Tacchini ou peut-être même à toi avec ton t-shirt des Smiths.

C’mec c’est Roi Heenok une star du web. Montréalais d’originie haïtienne. Un mec propulsé sur la scène rap en 2005 avec Propagande américaine: la dose, la mixtape et une lourde promotion Internet.

Fan de Yasser Arafat ou de Sadam Hussein et ses braqueurs afghans déguisés en palestiniens il est « le Georges Doublevé Bush du rap français t’entends? » ou l’antéchrist du rap français.

Roi Heenok qu’on appelle aussi le Roi n’est pas une star du porno. Même qu’en vrai il s’appelle Henoc Beauséjour « t’entends » et que c’est le seul vendeur de poudre blanche (« l’officiel, le criminel« ) chez qui on peut revenir trois fois par jour s’approvisionner

En gros d’la frappe de rap. À la frontière du rap de kaïra et du rap 2nd degré. Vu comme le trublion du rap canadien ou le Jean Claude Van Damne de l’académie française s’tu préfères, sans anglicisme.

Un peu comme ton crack ou ta kétamine t’as vu, Cocaïno Rap Musique (Sorti sous le label Gangster et Gentlemen inc. en 2007) c’est d’la musique à base de morphine. Mais c’est aussi un enchaînement de punchlines en mode abracadabrantesque et stratosphérique. Et ça c’est c’que tous les accros demandent t’as vu.

Cocaïno Rap Musique est un hommage à ses artistes « préférés » sur fond de samples empruntés à des tubes internationaux comme ceux de Tina Turner, Prince ou encore c’pédophile des Jackson Five. Vu comme ridicule pour certains, Le Roi ne fait pas de gangsta rap que tu peux entendre sur Skyrock.

« Je vais libérer les français de leur rap pédé qu’ils…chaque jour qu’ils consomment. Oh oui, le Roi Heenok arrive enfin avec cette dose de crack musique que tu entends. T’entends ? »

Là où certains se moquent de ses gimmicks, lui chient sur ces rappeurs bling-bling ou à deux balles parce que lui le disque d’or il en a rien à foutre et qu’il considère tous ces rappeurs tel que Booba par exemple, comme un petit beignet que l’on trempe dans l’huile. Non dans Cocaïno Rap Musique, le Roi puise son inspiration dans des pionniers tels que Dr.Dre, Eric B. & Rakim, Tupac, Rza, Mobb Deep ou même Barry White. Et franchement y’a du lourd.

Et puis si tu as envie de te faire quelques additions avec Le Roi alors mate ce « rapumentaire » réalisé par Kourtrajmé Les Mathématiques du Roi Heenok réalisé en 2005.

Parce que là où certains veulent un boule t’as vu, d’autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune et d’autres juste être cool et c’est c’que Roi Heenok est : un mec cool armé d’un gourdin télescopique qui fait du rap comme quand tu mets de l’ether dans un moteur de mobylette, c’est-à-dire ça explose.

Alors maintenant franchis le cap et injecte-toi c’te dose de crack-music et si tu planes pas, c’est qu’c’est pas pour toi mec.

Bon j’ai mis un peu de temps à écrire c’tte bouze parce qu’il fait chaud, que j’nique toujours pas la terre parce que j’ai pas d’clim’, que j’suis toujours aussi bordéliquement organisée à faire mille et une choses en même temps, tiens d’ailleurs il parait que les prix des réservations à l’étranger sont en baisse. J’irais p’têt à la plage histoire de serrer un surfeur et p’têt survivre à la seconde vague.

Allez comme diraient les Berurier Noirs, Salut à toi !

Croquettes à GOGO #8 – CRASS

Wesh la miff !

Bah voilà après 3 mois de flemmitude intensive, de suçage du cerveau, de masturbation quasi quotidienne et de dopage journalier, j’ramène ma ganache.

Oh j’avais bien commencé à écrire des trucs t’sais. Notamment sur ce superbe album du trio pour auditeurs aguerris de free-jazz ou sur ces trois frangins de Los Wembler’s de los Iquitos et leur cumbia amazonienne mélangée à du rock psychédélique ou même sur les frères Quay adeptes du stop-motion avec leurs génialissimes courts-métrages.

Et puis le temps est passé, lentement, très lentement.

Y’a aussi que Christophe Castaner s’est mis au prozac,

Que la mère Sibeth Ndiaye n’a pas dit de connerie depuis une semaine au moins !

Et puis un voyage à Belfort, un livre de Christophe Siébert posé sur une commode, d’la bonnes bières, une chtite gnôle, des déhanchements lascifs, d’la chair impudique et me revoilà à reprendre goût à cette putain de vie bien CRASSeuse. (mate la transition pourrave)

Bah ouais au lieu de continuer à te faire iech avec mes histoires à la secret-story c’est de CRASS que je veux te parler.

Mais avant faut que tu saches que je suis certainement trop fashion pour parler d’un groupe de punk. Mais v’là je ne pouvais pas continuer ma vie de merde sans te parler de ça t’sais. Alors ne sois pas scandalisé par la légèreté de mes mots, j’découvre ! Ptêt qu’à ma mort j’te demanderai d’balancer du Crass mais attendant j’vais rester light en espérant que ça te donne envie de gifler ce mec qui bosse dans cette grosse boite américaine qui s’fait GRAVE de fric sur ta gueule ou tout simplement de (re)découvrir ce groupe de folie.

Groupe pionnier de ce qui s’est développé dans les années 80 sous l’étiquette anarcho-punk.

Composé de mecs et d’meufs paumé.e.s d’Angleterre mais qu’en ont rien à foutre d’être paumé.e.s

Crass est surtout un collectif d’idéalistes lucides méprisant le star-system,

Engagé.e.s contre la politique du gouvernement de la Dame de fer

Ielles emmerdent le système, se foutent de ce que la belle bourgeoisie peut penser « fuck da Queen ! » (qu’ils disaient) et chient sur toutes ces conneries futiles.

(Juste j’te balance quelques morceaux dans l’désordre t’auras qu’à tcheker sur heu… le ouaibe si tu veux connaître plus sur leur chrono)

Adeptes du D.I.Y., Crass s’autoproduisent en créant leur propre label Crass Records diffusant des groupes comme Poison Girls, Zounds, The Mob, Rudimentary Peni etc.

Crass c’est des guitares saturées, une batterie complètement foutraque déboulant parfois comme un quarantes tonnes sans frein, des textes géniaux (‘fin d’ce que j’ai compris),

Sale, attirant, malsain, tripant parfois même reposant

Crass c’est plus qu’un groupe de musique t’as vu. C’est un style de vie, un mantra, une politique qui devrait accompagner tous les activistes ayant un peu d’ADN punk.

Entre alternance de discours, de noise, d’hurlements et de gratte bien crado

À l’écoute de Crass tu ne peux que suivre le mouvement !

Alors FONCE-mec et engage-toi en découvrant comme-moi c’te racaille de qualité première !

Allez ciao bogosse !