DEAD – The Trilogy [Rock is Hell Records – 2017]

Lundi…

Mais en fait on est déjà mardi.

Hier j’avais oublié ce que c’était de ne pas pouvoir péter tranquillement, de m’mater des images de cul sans être obligée de me cacher pour me toucher, de ne pas être en télétravail. P’tain d’agression du lundi !

Et aujourd’hui bah… j’suis morte. KO. Raide. DEAD.

J’ai la tête ailleurs, là-bas exactement en prenant la direction de l’ A36.

Et puis, y’a qu’un d’mes chats pisse partout.

Que Posh isolation records annonce une nouvelle sortie de KhalilH2OP.

Que Sibeth Ndiaye est toujours aussi relou quand elle parle.

Et puis la nostalgie, l’amour, la vie.

Et y’aura des expériences sidérales où rituels physiques et intellectuels se mélangent au Ciel à Grenoble en Avril avec OOIOO et Oren Ambarchi.

La doxocratie c’est d’la merde, fuck les pensées dominantes.

P’tain en vrai j’m’ennuie.

Alors j’écoute des sons, d’humeur oldies t’as vu. Ptêt parce que ce weekend j’me suis rappelée que Trisomie 21 y’a bon.

Et j’me refais quelques classiques bien rock parce que ouais y’a rien de mieux que s’taper un ptit vioc.

Et puis y’a DEAD aussi. Olalala v’là un truc qui réanime mon corps.

Découverts sur le label We Empty Rooms Records.

C’est sur leur Trilogy sortie sur Rock is Hell Records que j’vais m’attarder. Une série, de 4 Lps et 1 bonus, accompagnée de jolis artwork made in WER.

DEAD sont deux. Duo du pays d’cet incompétent de Scott avec Jem à la batterie et Jace à la basse et qui poussent la chansonnette ensemble.

DEAD c’est du son heavy, brut sauvage presque bizarre qu’a vu le jour fin 2010.

Le volume 1 Collective Fictions est un Split entre DEAD et Mark Deutrom (bassiste des Melvins entre 93 et 98)

Sur le 2ème volume de la série, Untitle, les DEAD sont accompagnés au clavier et à la chanson (tout comme sur le vol. 1) de ce bizarroïde BJ Morriszonkle.

Ça s’enchaine avec le volume 3 We Won’t Ket You Sleep et, ou si tu veux t’amuser à faire du sport en étirant tes zygomatiques au rythme de cette machine infernale basse-batterie.

Une putain de féroce ivresse qui emporte tout sur son passage. En gros ça martèle dru t’as vu.

DEAD ne fait pas dans la dentelle en enchainant avec Unpopularity Contest

Faut que tu saches que j’avais découvert le duo mais ne m’étais pas plus attardée que ça au travers du Lp Idiots sorti en 2012.

Distortion de feu, lourdeur mortelle, rythmes implaccables,

Trilogy est une véritable jubilation qui te prend par les tripes au point de plus savoir par quel trou pisser.

J’te le redis DEAD t’balance sa rage histoire de bien faire trembler le caveau familial. Et si t’as un peu les j’tons de découvrir Trilogy dans sa douce monstruosité alors fais toi plaisir en écoutant une des compilations A Butcher’s Waltz (la 3 pour être précise) via le label de Minneapolis Learning Curve Records et tu pourras alors t’balader tranquille dans les cimetières sans craindre une seule fois de pleurer en entendant le moindre fantôme hurler.

Maintenant c’est l’heure pour moi d’invoquer les muses de la nuit, ptêt même qu’une de ces muses portera un d’ces t-shirts de Silvester Stallone dans Rambo.

Bonne nuit.