Can Can Heads – Folklore [2003 – Kissankusi Records]

Back to ici. V’là y’a des jours comme ça où j’ai envie d’te causer. D’exprimer des choses. D’écrire des messages subliminaux destinés à des personnes en particulier mais qui s’reconnaîtront jamais ou presque jamais.

Et puis y’a l’amour qui m’fait parler aussi. Envie de déclarations. D’baiser aussi.

Et puis des expériences passées qui t’font croire le temps d’une journée, qu’un oiseau virevolte autour de mon cerveau, éclairant mes neurones en envoyant des pluies d’étincelles rayonnantes dans cette obscurité. Et là tu vas m’dire que tu captes rien, c’est normal j’t’ai dit que j’étais dans le langage anal, heu… le subliminal.

Tu m’diras ça vaut mieux que d’écouter la leçon d’éthique de Ségolène Royal ou d’regarder pleurer les boys scouts que leur père spirituel pointeur à ses heures, Michel homologue français de Marc, appelait « mes louveteaux » ou d’nous faire croire que le couscous c’est avec du jambonneau. Sérieux faudrait que j’note toutes ces punchlines à l’occasion et que je les mette en boule et les balance dans les chiottes aussi. Juste pour le kiff.

Mais j’m’égare là. Ouais moi à la base (de base) je veux te parler de ce groupe, Can Can Heads, venu de là où certain.e.s prétendent que ce psychopathe à barbe, le père-Noël, y habite, pays aux plaines inondables de Botnie, la Finlande.

Mais alors qu’est-ce donc Can Can Heads ? Un groupe expérimental et décalé qui existe depuis 1993 et qui s’lance parfois dans le free-jazz.

Mais c’est aussi un nid de contradictions, de rebondissements et de surprises. Une musique violente avec un cœur doux.

Je veux te parler de cet album, Folkore sorti en 2003 sur Kissankusi Records un label finlandais.

Environ 30 minutes de musique convulsive et saccadée, qui parvient à atteindre un état hypnotique. Un peu comme de la musique tribale faite par un quintette composé de marginaux.

Du punk, du bruit, du free jazz et d’la noise. Tout cela entre dans un mixeur et en sort quelque chose de ni trop lisse, ni trop crémeux où les membres se disputent à travers des troncatures improvisées de jazz.

Folklore n’est pas cacophonique. C’est un album fascinant et étrange. Un spécimen aux multiples facettes qui mérite d’être examiné sous un microscope musical.

Discordant, déchiqueté avec un sens du rythme, les membres du groupe s’inspirent beaucoup des festivals de bruit à l’ancienne et des groupes plus récents basés sur le skronk / free-jazz (notamment avec la furia punk-noise-expressionniste-destroy du batteur Weasel Walter des Flying Luttenbachers)

Can Can Heads est vraiment une belle surprise en matière de musique improvisée libre récente qui sonne comme du jazz d’avant-garde braxtonien avec un timing infernal se révélant à la fois inouï, subtil, extrême, frénétique.

Alors mec si t’as rien à faire aujourd’hui ou que t’attends l’ouverture des clubs libertins (n’en déplaise à Philippe Gosselin) ou que tu glandes comme moi en télétravail à mater des sites pornos, alors écoute ce groupe !

Bisous avec la langue.

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