Croquettes à GOGO #11 – The Melvins

Bon me v’là de me retour à quelques jours de l’abandon des rats , après que Jésus est fait son rototo en buvant des litres de lait au biberon.

Qu’ai-je donc fait pendant tout c’temps là ? Bah… J’me suis chiée d’ssus, j’ai chialé, j’suis tombée amoureuse, j’ai kiffé, j’ai bu malheureusement pas assez histoire d’oublier c’monde à chier.

Et puis j’me suis débranchée du – presque – monde, enfin surtout d’la téloche et d’la radio et de tout ces programmes qui dégradent inexorablement le reste de mes capacités cognitives qui n’ont pas été – encore – altérées par la drogue. Pour te dire j’sais même plus si Marine Lepen a toujours peur du noir ou lequel de nous achètera en premier un album de Patrick Bruel.

Puis j’ai de nouveau bu, j’ai perdu toutes bonnes manières, j’ai aimé, détesté, baisé encore et encore mais pas assez pour ne plus souffrir d’orgasmes à répétition devant PornTV à tel point que j’ai cru que j’allais finir comme Gretchen Molannen (du gâchis pour l’vieux Rocco qu’il disait) et puis j’ai maté une bonne dizaine de fois c’tte scène magnifique extrait de Brain Damage pour finalement glander à écouter d’la frappe.

Tiens d’ailleurs v’là la bombe atomique eargasmique comme dirait certains followers de Soundcloud (un genre de minitel rose pour fan d’zik)

MELVINS ! Si tu m’dis que c’est d’la merde tu dégages !

Non sérieux, j’en ai rien à fiche moi, d’plaire ou pas, d’être ou ne pas être, va boire ton verre de Viognier (j’fais un peu d’peu d’placement d’produits héhé) ailleurs et m’fais pas chier ou alors si tu kiffes comme si tu faisais une pénétration anale à heu… Katsuni. (p’tain mais elle devient quoi elle maintenant ?!) tu peux rester.

Les Melvins c’est avant tout une histoire d’amour de grunge en passant par le death, le black metal, de noise-rock ou encore le doom metal leadé par ce génialissime Buzz cousin très éloigné du Black Sabbath d’Ozzy Osbourne, quoique c’est très réducteur de définir les Melvins, mais v’là je voulais te parler de passion, d’amour et p’têt même de masturbation.

C’est vrai quoi écoute Lysol cet album me donne juste envie de me toucher. Un son dégueulassement confortable qui t’envoie jusqu’à cet état qu’on appelle l’orgasme. Un album qui m’rend dinguement sensuel, où tout ton corps, cerveau ne peut s’opposer à aucun refus. Un peu comme quand j’me retrouve devant le beau gosse.

Bref les Melvins tournent depuis près de 30 piges, tout a commencé à Aberdeen (en 83 ptêt 84) alors que « King Buzzo » chanteur et guitariste, Matt Lunkin, bassiste (qui a ensuite rejoint Mudhoney) et Mike Dillard à la batt’ (peu après remplacé par le connu Dale Crover) étaient encore que des lycéens. (Le poste de bassiste a eu un sacré turnover, j’te fais pas la liste t’as tout sur le vortex spatiotemporel que certain.e.s appellent Internet)

Ainsi leur longévité a fait d’eux un groupe culte au point de leur payer en 2004 les honneurs du centre Beaubourg à Paname City.

Les Melvins c’est aussi un puissant anesthésiant psyché sous forme musicale. Obsédant, lascif, sale.

Infesté de riffs puissants et de rythmiques type rouleau compresseur, de rock lourd, de sauvagerie, bref un groupe qui va à l’essentiel.

Le groupe explore l’énergie sous toutes ses facettes en repoussant les limites du rock avec un sens aigu de l’expérimentation.

Faut qu’tu saches que les Melvins ont été une grande source d’inspiration pour des groupes comme Mudhoney ou encore Nirvana (entretenant une forte amitié avec ce dernier) et ont ouvert la route au néo-metal des Limp Bizkit ou encore Korn (du Melvins dilué avec un beat disco haha) mais seraient aussi responsables de la BO du film porno Between The Cheeks 3 de Gregory Dark (oui oui le mec qu’a fait le clip From the Bottom of My Broken Heart de Britney Spears)

Bon là en vrai, pour la musique du film porno, j’suis tombée sur un forum d’aficionados du groupe pour cette info, vrai ou faux j’en sais fichtre rien, j’ai commencé à mater ce film hier mais p’tain ça m’surprend du peu que j’ai entendu, mais faut dire que c’était entremêlés de « han » et de « hmmm » )

Voilà j’t’ai balancé quelques extraits qui m’parlent mais leur disco est tellement mortellement énorme que j’t’invite à découvrir par toi-même la vie, ‘fin leur musique histoire de te faire dépuceler si c’est pas déjà fait.

En attendant : Gloire aux Melvins !

Maintenant je retourne m’affaler dans mon canapé crevé, avec mon spliff de henné histoire de réfléchir à ma retraite anticipée et d’râler sur les gens qui devraient faire plus attention là où ils marchent parce que ouais c’est à cause d’eux si les castors ont la queue plate (information non confirmée), bref j’te fais iech avec mes jérémiades, ‘fin tu m’diras les p’tits bâtards de l’Académie Française nous ont bien saouler aussi avec leurs histoires de grammaires ou de fadaises y’a pas si longtemps.

Edit : quand j’ai commencé cet article, il faisait beau dans ma tête, des lépidopteres s’tapaient une lambada dans mon ptit bidon d’salope comme me l’a si justement signifier le bellâtre du 9-Z mais v’là aujourd’hui j’ai le bourdon, l’cafard. ‘Fin tu m’diras si j’te voyais porter un slip en cuir façon Manowar, là en vrai j’me dirai c’est toi qu’est dans le bad mec.

Bisous.

Croquettes à Gogo #10 – Globe Unity Orchestra

En c’moment ma vie est pas plus excitante qu’un tuto de beauté sur Youtube ou q’un livre que t’as même pas envie d’lire tellement il te semble naze comme ceux de euh… Alain Soral.

Et puis y’a qu’ces temps-ci, v’là t’y pas que je me tape un espèce de poil dans la main visible depuis la lune même si pour autant je reste très productive quand il s’agit d’écrire des conneries, comme ici.

Alors pour palier à c’vide général qu’on appelle la vie, j’lis des conneries sur le net et j’pourris, parfois, le blog de celui qui soit disant ressemblait – il y a 100 ans – à un acteur américain tout blondinet.

Et pendant ce temps v’là que l’aut’ pervers de Darmanin décide de se marier alors que des plaintes de cul sont collées à sa bite.

Y’a qu’les chasseurs, eux, ont p’têt trouver une solution en dépensant toute la glu qu’ils ont stocké, c’est-à-dire en s’défonçant avec.

Qu’certains éléphants s’mettent au cannabis médical.

Et qu’Euronews est bien mieux que Bfm Tivi.

Bref dans tout ce merdier universel (bien meilleur avec deux sucres d’ailleurs) il y a, heureusement, toujours un truc pour s’calmer, et pour une fois c’est pas de sexualité douteuse ou d’hygiène approximative que j’vais causer.

J’te parle de Globe Unity Orchestra.

Collectif free-jazz formé en 1966 par un des plus grands chefs d’orchestre et mené par ce shaman vaudou de musique folle, Alexander Von Schlippenbach et qui réunit un espèce de package de musiciens d’improvisation libre tels que Peter Brötzmann, Han Bennink, Steve Lacy, Peter Kowald, Evan Parker pour ne citer qu’eux.

Ce collectif débordant d’énergie et inventif à souhait est l’une des manifestations les plus emblématiques du free-jazz européen dont son identité reste bien spécifique, loin du blues ou du ragtime américain, riche et foisonnante faite de mouvements saccadés, de cris, de sifflements et de pizzicato.

Dès les premières écoutes on se sent submergé sous les flots tumultueux de la batterie, par le jeu inouï de la guitare, par ce sax imprévisible, ou encore par ce piano discordant tel un empilement d’instruments totalement abrupt et frontal.

Bref ça crache dans tous les sens comme une attaque de napalm contre un troupeau de lièvres nains fuyant des renards dingos venus d’un autre monde. ça bouillonne, ça s’entrechoque, et s’envole avec force et puissance.

Globe Unity Orchestra clapote et tartouille dans tous les sens. C’est sévèrement mortel. Furieux, déchaîné, sans structure ou nuances et qui nécessite une dose d’inconscience – ou de coke – pour arriver au bout de cette magnifique agression sonore ou de cette fougue bruyante.

Impossible de ne pas être fasciné.e par la complexité et la ferveur de l’exécution. Je kiffe !

Sur ce, j’vais aller essayer de remonter le passé en hackant l’espace-temps ou d’mater sur le rebord de ma fenêtre les pigeons qui font du sexe oral à bien entendre leur roucoulement quand j’essaie pas de draguer ce beau gazeau.

Bisous à toi.

Croquettes à Gogo #9 – Borbetomagus

S’battre avec deux moustiques en pleine nuit et ne réussir à en tuer qu’un sur deux,

Pour s’taper ensuite une réflexion sur les avantages de l’Audio-Porn parce que v’là mes voisins faisaient N’golo N’golo dans la case,

Pour m’dire que regarder un gonzo sur fond de Futuristie de Pierre Henry ça pourrait être pas mal du tout.

Rager sur ces blogs de merde de musique qui t’balancent les mêmes disques à découvrir, parce qu’y en a marre de jamais vraiment découvrir des vrais trucs qui valent l’détour. Faut croire que les idées c’est comme le clitoris pour certains, c’est pas toujours facile à trouver.

Pour finalement traîner sur le blog de Pangloss parce que c’est mieux que BFM Tivi et que même si j’capte rien à c’qu’il raconte – certainement lié à l’accent corse (du nord) – ça m’occupe,

Et s’réveiller crevée à commencer une s’maine de presque travail.

‘fin bon comme dirait Menelik tout baigne, la vie est toujours aussi adorablement pourrie, mes chats miaulent toujours autant, le lion de Belfort est toujours aussi gros, que l’amour est rarement dans le pré, nonobstant la fréquente présence des moutons, que la consommation de vin est en hausse, Christine Bravo vient de passer une commande et qu’le site de Jean-Marie Lepen est toujours aussi naze.

Bref, y’a un truc dont je voudrai t’parler et ce truc c’est Borbetomagus ! Mec si tu connais pas, suicide-toi avec ton pistolet à eau.

Alors avant de te dire des conneries écoute ça :

Borbetomagus c’est qui ? C’est quoi ? C’est bien ?

Borbetomagus aurait pû être le nom d’une énième position du Kamasûtra ou à c’tte grosse bifle que tu donnerais à Darmanin ou son pote Dupont-Moretti mais si tu préfères c’est un trio formé en 1979 avec Don Dietrich (sax), Jim Sauter (sax) et Donald Miller (guitare).

Mais c’est aussi du free-improv jazz qui s’inspire de musique concrète et de noise.

J’avais découvert ce trio de géants avec leur disques L’atlas des Galaxies sorti en 1993 sur le label Non Mi Piace de Sébastien Borgo (plus connu sous le nom de Ogrob, que t’as p’têt déjà entendu à la gratte dans ce trio de post-punk expé des années 80, Sun Plexus)

Pour t’résumer vite-fait leur musique, c’est comme une éjaculation démoniaque en pleine éruption et que tu te prends en pleine face, faite de déflagrations sonores inattendues, de frénésie rythmique et lentes translations contemplatives. Du kiff à l’état pur.

La première sortie du LP éponyme en 1980 sorti sur le label Agaric Records était déjà une PUTAIN de tuerie.

Tu peux mater le documentaire A Pollock of Sound de Jef Mertens pour t’instruire. Alors l’truc c’est qu’il faut fouiller dans des zones pas très légales pour le récup’. Sinon t’as un trailer ou tu peux t’acheter le DVD sur des plateformes de bâtards qui s’font du fric sur leurs salarié.e.s. J’te laisse faire ton propre choix. Mec t’es libre.

Ferraillements en tous sens, violentes exhortations quasi viscérales, déluge de distorsion aux allures de cérémonie vaudou,

Borbetomagus est l’un des plus grands groupes ricain qui mérite sérieusement ton écoute et qui t’fait encore aujourd’hui découvrir de nouveaux sentiers musicaux inexplorables, bref un trio de performeurs.

Allez j’te balance un p’tit live en attendant que tu fasses tes propres recherches mais tu peux toujours aller te branler sur la bibliothèque des orgasmes.

ARCHIVE: BORBETOMAGUS Live at Alterknit Theatre (1995) from Taping Policies on Vimeo.

Bon bah j’ai terminé ma bouze, c’est l’heure de presque travailler alors ciao beau gosse et arrivederci !

Croquettes à GOGO #8 – CRASS

Wesh la miff !

Bah voilà après 3 mois de flemmitude intensive, de suçage du cerveau, de masturbation quasi quotidienne et de dopage journalier, j’ramène ma ganache.

Oh j’avais bien commencé à écrire des trucs t’sais. Notamment sur ce superbe album du trio pour auditeurs aguerris de free-jazz ou sur ces trois frangins de Los Wembler’s de los Iquitos et leur cumbia amazonienne mélangée à du rock psychédélique ou même sur les frères Quay adeptes du stop-motion avec leurs génialissimes courts-métrages.

Et puis le temps est passé, lentement, très lentement.

Y’a aussi que Christophe Castaner s’est mis au prozac,

Que la mère Sibeth Ndiaye n’a pas dit de connerie depuis une semaine au moins !

Et puis un voyage à Belfort, un livre de Christophe Siébert posé sur une commode, d’la bonnes bières, une chtite gnôle, des déhanchements lascifs, d’la chair impudique et me revoilà à reprendre goût à cette putain de vie bien CRASSeuse. (mate la transition pourrave)

Bah ouais au lieu de continuer à te faire iech avec mes histoires à la secret-story c’est de CRASS que je veux te parler.

Mais avant faut que tu saches que je suis certainement trop fashion pour parler d’un groupe de punk. Mais v’là je ne pouvais pas continuer ma vie de merde sans te parler de ça t’sais. Alors ne sois pas scandalisé par la légèreté de mes mots, j’découvre ! Ptêt qu’à ma mort j’te demanderai d’balancer du Crass mais attendant j’vais rester light en espérant que ça te donne envie de gifler ce mec qui bosse dans cette grosse boite américaine qui s’fait GRAVE de fric sur ta gueule ou tout simplement de (re)découvrir ce groupe de folie.

Groupe pionnier de ce qui s’est développé dans les années 80 sous l’étiquette anarcho-punk.

Composé de mecs et d’meufs paumé.e.s d’Angleterre mais qu’en ont rien à foutre d’être paumé.e.s

Crass est surtout un collectif d’idéalistes lucides méprisant le star-system,

Engagé.e.s contre la politique du gouvernement de la Dame de fer

Ielles emmerdent le système, se foutent de ce que la belle bourgeoisie peut penser « fuck da Queen ! » (qu’ils disaient) et chient sur toutes ces conneries futiles.

(Juste j’te balance quelques morceaux dans l’désordre t’auras qu’à tcheker sur heu… le ouaibe si tu veux connaître plus sur leur chrono)

Adeptes du D.I.Y., Crass s’autoproduisent en créant leur propre label Crass Records diffusant des groupes comme Poison Girls, Zounds, The Mob, Rudimentary Peni etc.

Crass c’est des guitares saturées, une batterie complètement foutraque déboulant parfois comme un quarantes tonnes sans frein, des textes géniaux (‘fin d’ce que j’ai compris),

Sale, attirant, malsain, tripant parfois même reposant

Crass c’est plus qu’un groupe de musique t’as vu. C’est un style de vie, un mantra, une politique qui devrait accompagner tous les activistes ayant un peu d’ADN punk.

Entre alternance de discours, de noise, d’hurlements et de gratte bien crado

À l’écoute de Crass tu ne peux que suivre le mouvement !

Alors FONCE-mec et engage-toi en découvrant comme-moi c’te racaille de qualité première !

Allez ciao bogosse !

CROQUETTES à GOGO #7 – NoMeansNo

 

Ça y’est le weekend est fini. C’est lundi, il pleut, je suis constipée et j’ai la teuch qui sent le Munster.

Mais bon aujourd’hui j’suis en télétravail et comme d’hab’ j’écoute de la musique. Youhou !

NoMeansNo ! NoMeansNo ! NoMeansNo

Alors si toi aussi t’as raté ta putain de vie en passant à côté de ce groupe MYTHIQUE, tu vas me dire « mais c’est quoi ma reuss ce truc ? »

Et là j’te réponds : Un slogan qui pourrait faire fermer sa putain d’grande gueule à la baronne Solange  même si  – entre nous – elle était carrément fraîche la Brigitte Lahaie dans les années 70.

Mais c’est aussi un groupe de viocs qu’ont pris la retraite il y a quelques années. Les mecs se la coulent douce et ils ont bien raison.

Hé ouais mec j’te parle d’un groupe qu’existe plus parce que fuck l’actualité musicale, ressortons les vieux trucs bien fripés, et promis ! c’est pas d’ta bite que je te parle.

Le groupe s’est forme en 1979 par les Bro Wright ou si tu préfères John et Rob.

Ils seront rejoint ensuite par Andy Kerr (Hissanol, Two Pin Din) premier guitariste du groupe de Sex Mad à ce génial 0+2=1 en passant par le superbe Small Parts Isolated and Destroyed.

Puis Andy Kerr sera ensuite remplacé par Tom Holliston.

Distribués par le génialissime label Alternative Tentacles (jusqu’en 2002) puis Southern Records, pour enfin montrer leur « own » label Wrong Records

Pour te décrire en une seule phrase NoMeansNo c’est heu… un truc aussi bon qu’un chapitre inédit de la Bible et qui aurait été censuré parce qu’Adam und Eve y passent leur temps à niquer comme des p’tits lapins.

 

Ou alors c’est comme si tu te bouffes une dizaine de bubble-gum menthe fraîche et qui t’arrache,

Ou même comme l’hydrogène qui entrerait en contact de l’air : BOOM ! Une tuerie. 

Un groupe qui s’écoute aussi bien le matin avant d’aller au boulot ou au Pôle emploi comme une musique d’baise avec aucun temps mort. Intense du début à la fin. 

Le groupe s’amuse et ça s’ressent. Parce que ouais les titres défilent sur mon ATARI des temps modernes depuis ce matin. 

Chaque titre est gorgé d’influences, entre noise rock, punk, ska et parfois même jazz, 

NoMeansNo a cette capacité de te prendre aux tripes, de t’envoyer là et t’faire revenir ici. Les morceaux sont exécutés à la perfection. C’est du lourd j’te dis ! 

 

J’m’étonne ne n’avoir AUCUN disque d’eux.  J’me sens incomplète depuis. Et merde ma – future – collection de Philemon devra attendre parce que c’est déjà heu… la fin du mois (Ouais on est le 17. Mais j’t’emmerde j’ai pas d’économies. Macron c’bâtard me pique tout walla !).

 

Ha oui j’t’ai pas parlé des paroles car j’suis pas assez calée en anglais pour t’en parler et puis j’suis de cette vieille école où faut que je lise les lyrics pour piger un truc. Mais bon y’a des choses simples que j’comprends comme ce Big Dick Come Quick

Allez j’t’embrasse Bogosse ! 

 

 

CROQUETTES À GOGO #6 – TOBIAS

C’est la rentrée et j’ai l’impression de voir des chinchillas un peu partout s’balader et qui mâchent des feuilles de coca à longueur de journée.

Et ouais GROS c’est reparti pour s’coltiner les collègues de merde ! youhou !

Alors aujourd’hui j’vais pas te parler du ré-affichage des ces pubs merdiques d’Alliance Vita,

Ni de ce taliban avec sa mèche blonde et ses cravates ringardes qui répète un peu partout dans ses phrases « exclamation point »,

Ni même d’la statue de la liberté en granit rose de Belfort et qui peut aussi t’servir de boussole si jamais t’es paumé.e dans ta tête pour rejoindre l’Alsace et l’Allemagne,

Non pour changer j’vais te parler de zik héhé.

Ben ouais en c’moment y’a pas grand chose à foutre en Lyonnaisie, pas d’expo sympas, pas d’concerts coolos. LE NÉANT OUAICHE.

Alors j’lis. J’ai terminé hier Le retour de la capote qui tue qui fait suite à la Capote qui tue de Karl König. Franchement j’te conseille. Un humour un peu absurde, sexuel et scato. Un mélange d’Edika et de Reiser.

Je mate des trucs utiles ou inutiles comme ce film d’Albert Dupontel Enfermés dehors dix ans après un d’mes films préférés, Bernie

Ou ce film Divines de Houda Benyamina qui mérite notre attention.

J’regarde des sites sur des vieilles bagnoles comme c’lui là. (Ha ouais j’t’ai pas dit mais j’suis fan des voitures après guerre t’sais)

Et j’écoute des trucs comme ce Noise Amok m’a fait découvrir,

Tobias dans lequel tu retrouves le batteur du boys band mulhousiens de Pauwels.

 

 

Tobias c’est pas pète-couille intello t’as vu.

Mais le truc, c’est qu’il a fallu que j’fasse un mail à ce talentueux prolifique Jérémy Ledda parce qu’en vrai j’allais dire quoi. J’savais rien. J’étais allée à la bibliothèque municipale du bendo, j’ai pris le tome 19 de l’Encyclopedia Universalis mais y’avait rien frère.

Alors j’envoie ce MAIL POURRAVE d’accroche à en faire tomber à la renverse ce methaphysico-theologicien-cosmique corse du nord – ptêt même du sud j’sais pas bien – de Pangloss.

Tobias c’est un rock qui sort pas vraiment de l’originalité

 

 

mais qui fait frémir les tympans t’as vu.

 

 

Qu’à parfois des relents de post-punk avec des pédales d’effets au niveau des guitares comme on aime bien

 

 

Tobias c’est d’la came pour fan de noise.

 

 

Maintenant si t’es pas convaincu du truc, à part traîner sur le site à géométrie variable de Mister Ledda j’peux rien pour toi.

Et toi Jérémy j’vais t’appeler  hein. Mais j’voulais finalement publier ce post histoire de retranscrire l’état dans lequel j’étais quand j’t’ai découvert hein. Comme une ptite chatte en chaleur.

Et puis peut-être que je lâcherai une grosse bouze sur les mille trucs que tu fais, ptêt pas. Faut faire confiance au Mektoub.

Allez j’vais aller me perdre au milieu du chaos en attendant – telle une junkie – que les aiguilles tournent.

BISOUS.

 

CROQUETTES À GOGO #5- Le syndicat des Scorpions RECORDS

« Ma vie est une tartine de merde. »

J’lisais cet article qui disait « tout est dans le titre » (ou comment récupérer des abonné.e.s sur son site personnel). Ben voilà j’ai trouvé mon (sous) titre on verra bien si demain j’suis une star.

Bon sinon on est le 24 et j’vais au travail pendant que mon chef lui se repent de ses enculades devant sa crèche même pas belle.

Et pendant c’temps là, la compagnie des transports en commun lyonnais fait défiler sur toutes ses girouettes de leurs bus « joyeuses fêtes ». Ils auraient écrit « on augmente de 20 centimes le ticket en 2020 » ce serait la même chose.

Dire qu’à Dunkerque City, le pays des héroïques résistant.e.s de l’opération Dynamo, les bus sont gratos. Certain.e.s riverain.e.s se plaignent d’une croissance des agressions dans les transports en commun alors que partout ailleurs Dunkerque est plébiscitée pour son droit à la mobilité gratuite.

Très cher Collomb – enfin bientôt Cucherat – t’sais c’qui te reste à faire hein ?!

Sinon j’écoute ce mix là du Syndicat des Scorpions. Un label qu’il faut que tu soutiennes.

Donc au lieu d’acheter des barbies à ta fille et des soldats à ton fils, au lieu de te farcir la dinde en face de toi, j’parle de bouffe ou de ta cousine à toi d’choisir, au lieu de payer ta putain de taxe d’habitation que t’as encore oublié de régler (la « houchma » à toi) et qui va prendre 10%,

Files ta thune que t’as misérablement gagné à Nicolas, le gars qui s’cache derrière ce label messin, qui soit dit en passant, fait référence au nom emprunté à un court métrage 2084 de Chris Marker réalisé en 1984 – clin d’œil (enfin j’crois) au roman de George Orwell – à l’occasion du centenaire du syndicalisme.

En réalité Nicolas en à rien à fichtre de ton blé, lui c’qu’il veut c’est nous faire du bien.

Tiens d’ailleurs j’te balance quelques sons ici et là histoire de tuer le temps. J’allais pas me mettre à fond alors que la moitié d’la boîte est en train de fourrer j’sais pas quoi, j’sais pas où.

Et ça commence par ce one-man-band picard du nom de TG Gondard aka Colombey aka Mon Albertten et qui nous fait kiffer avec son r’n’b mélodramatique.

P’tain tu sais quoi, j’sens que la journée va être longue à rien foutre, en plus j’suis limitée à des sites : j’peux même pas aller voir quelques gonzos pour patienter sur le net. Fuck la vie !

Quoique tu m’diras j’profite des envois chronos du boulot pour envoyer tous les godes à la famille histoire de les faire vibrer de plaisir au cas où ils ou elles auraient des Désir de Mort en écoutant de la coldwave bisontine.

Le Syndicat des Scorpions nous ravie avec ses chansons poetico-romantiques, fragiles et lo-fi à la limite d’une acid-house artisanale ou comme avec sa variété minimale aux airs tristes tel que nous chante Régis Turner l’un des fondateurs du label Indian Redhead.

J’t’ai pas tout dit sur Le syndicat des scorpions, de toute façon c’est le genre de label qui marche à tous les coups surtout les soirs d’hiver. T’as juste à piocher et te régaler des douces comptines aux sonorités parfois bricolées.

Alors si tu t’emmerdes ce soir ou alors si toi aussi t’en à rien à branler de Noël, que t’as envie d’écouter un truc en mangeant un couscous, que t’en as marre d’avoir la chiasse parce que c’est la gastro en c’moment, console-toi en en apportant entièrement ton soutien indéfectible au label.

Merde déjà presque 14h ! Moi qui voulait rêver que j’ken avec un bogosse en écoutant cette compil’ faut vraiment que « j’travaille » un peu en te laissant avec le maître incontesté de solo-doom-disco-dance-punk bruxelloise aux sonorités cheap tantôt envoûtantes, tantôt tristes, Christophe Clébard.

Je t’embrasse.

CROQUETTES A GOGO #4 – POSH ISOLATION RECORDS

J’sais pas si je devrais pas aller pioncer maintenant moi…

Ouais parce que là tout de suite, j’ai encore du barbelé dans mes oreilles. Faut dire que j’voulais dormir mais un de mes chats fous s’est mit à appeler les coquines du tiéquar.

Impossible de dormir. La flemme de me lever. J’ai préféré planter mon corps dans un bain d’acide en plein ébullition dont les vapeurs chimiques me donnent l’impression d’hallucinations aux poinçons de légère anxiété (putain j’sais pas si t’arrives à me suivre) faisant ainsi basculer mon esprit dans un slow post-punk-experimental et une spoken noise r’n’b-conceptuelle.

Et si j’te dis ça, c’est parce que le 29 novembre EL BOSS du label Posh Isolation Records nous un livre un nouvel album.

 

Comme toujours c’est beau. C’est magique. C’est superbe.

T’as forcément écouter dans ta life le Posh Isolation Records ou alors c’est que tu fais partie d’une bande de bofs prolos croyant qu’en s’défonçant au gaz hilarant le monde sera meilleur.

Et si tu fais parti.e des deux, trois personnes qui lisent ma merde, tu auras certainement capté mon putain d’intérêt pour ce label.

Posh Isolation c’est quoi ? C’est d’la bombe !

Mais c’est surtout Christian Stadsgaard et Loke Rahbek (Croation Amor, Vår, Lust For Youth, Olymphia etc.) qui forment à eux deux le duo noise Damian Dubrovnik.

Deux mecs danois qui préfèrent parler de scène expérimentale pour leur musique que de DIY, concept devenu bien trop à la mode comme un sticker que tu colles un peu partout sur le cul de n’importe quoi.

 

Le label existe depuis 2008, de quoi te régaler avec.

 

Bon maintenant et à cet instant précis, mon cerveau est complètement déconnecté de la réalite. Les voiles de mon imagination sont poussées par un vent, tendues sur des fils de verre prêt à casser à tout moment. It’s time to me de dormir.

J’te laisse découvrir par toi-même. Bonne nuit.

 

Croquettes à GOGO# 3 – Tamara Goukassova

Se réveiller d’un rêve érotique et se dire qu’il faut aller bosser. Chienne de vie.

Trop de rage en moi pour la peine je vais aller taguer moi aussi sur les permanences des locaux de n’importe quel parti « Virginie Joron CETA connerie qu’est dangereuse »

Mais bon c’est pas d’ça dont je voulais parler mais de Tamara Goukassova. Et puis c’est pas vrai j’ai pas de rage en moi mais de l’amour. Un cocktail chimique bout en moi et j’ai mon cœur qui bat la chamade.

J’ai découvert la madame avec cette album.

Une tuerie.

Sorti sur le label lillois Alpage Records créé par Vincent Thiéron aka Marklion et Olivier Durteste aka DDDXIE.

Née au bord de la baltique, violoniste de formation classique, des débuts dans la musique électronique – bien qu’elle n’en soit jamais vraiment sortie – tu l’as certainement entendu dans ce trio pop dont je suis nettement moins fan mais que tu connais peut-être The Konki Duet ou encore dans ce groupe bordelais de cold noise Strasbourg.

Mais finalement ce sont ses projets solos qui me plaise, une musique à la fois romantique et froide. Une musique d’amour.

D’ailleurs voilà son dernier album en date dans un style electronica-ambiant-spoken-wordé-de-la mort-qui-tue.

Aujourd’hui est passé super vite et ma journée de travail se termine bientôt,

En attendant j’vais aller sur eBay acheter quelques piécettes d’or parce qu’il paraît que l’euro déprécie.

Kiss My Youth

Croquettes à GOGO #2 – The Pheromoans

Ce matin j’suis presque d’humeur massacrante. J’ai mal dormi. Et après le bordel que mes chats m’ont foutu tôt ce matin à m’empêcher de continuer mes rêves érotiques, « voilà-t’y-pas » qu’ils pioncent. Bande de loubards qu’ils sont.

Mais bon j’suis en télétravail. Et qui dit télétravail dit glandouille !
J’vais pouvoir écouter ma zik. Fumer quelques joints et ptet même me faire quelques parties de Golden Axe sur Megadrive.

L’autre nuit, alors que je buvais un truc qui ressemblait a de l’eau mais qui n’en avait pas l’odeur j’suis tombée sur une cassette de The Pheromoans. Et là j’me suis dit entre deux hic, qu’il fallait trop que j’t’en parle.

The Pheromoans c’est une bande de d’jeuns qui jouent des tubes UK Punk DIY qui t’font bouger le popotin et vite oublier que t’as envie de massacrer tout le monde.

Et si tu le savais pas, ils ont sorti en juin dernier un « alboom ». County Lines sur le label Alter, le même label que Four Bibles des géniallissimes Hey Colossus

Je crois qu’ils existent depuis 2006 et ont sorti pas mal de disques, cassettes autoproduits notamment sous Convulsive Records, Monofonus Press, Sweet Rot, Hozac, Aural Pleasure ou encore Night-People. Bref tu vois l’délire de ouf.

Un visu de leur discographie –> ici.

Et quelques morceaux pour te faire une idée. Parce qu’j’taime bien.  Et qu’j’veux te partager des trucs que j’aime bien.

 

 

 

 

J’te laisse. Parce que bon même si j’suis en télétravail faut bien qu’j’bosse un peu.

Hasta la vista bébé !