The Death’s Head Quartet & autres sonates

Wesh ! Comment ça va ?!

Bah écoute, moi en c’moment c’est un peu la tournée des tourments dans mon p’tit cœur. J’ai mal. La vie est longue comme un jour sans came et j’écoute ce morceau, I Need You de ce groupe dont je t’ai déjà parlé avec amour passion et désir, NoMeansNo qui m’rappelle à quel point j’suis une putain de romantique.

Titre que tu peux écouter et réécouter dans cet exceptionnel album Why Do They Call Me Mr. Happy ? dans lequel NoMeansNo passe au bulldozer un panel de genres créant ainsi une délicieuse cacophonie mixée au blender où tu y retrouves rock, jazz, hardcore, fusion, évidemment punk et j’t’en passe, le tout ,est juste un pur régal.

Et là tu vas me dire « mais meuf tu m’parles de fusion c’est mort !« . Mais de toute façon mon gars, j’vais te dire, ne pas t’parler de ce groupe de punk serait une transgression d’une ampleur gigantesque.

M’enfin c’est pas d’mon crush musical dont j’te veux te parler, ni de ma p’tite vie et d’la façon dont je coordonne le verbe aimer à toutes les conjugaisons des lois de Darwin.

Je t’aime. Tu me manques. Je te veux.

Alors j’pourrais toujours me mettre à tuer le temps en aller casser les couilles aux Hell’s Angels de Saint-Ouen mais v’là le manque et la mélancolie se sont lentement diffusés dans mes veines et pour faire passer tout ça j’ai besoin de trucs perchés bien planants, de bonnes grosses torgnoles et de bains de freeture ultra bouillonnants.

Si tu captes que dalle à ce que j’raconte c’est normal. Parce qu’à vrai dire je me suis pétée une dent. Et avec cette chico cassée j’me mets la tête avec des trucs pas très catholiques et même qu’selon Marie-Thérèse, infirmière scolaire au collège public Francky Vincent de Pointe-à-Pitre il est déconseillé durant la repousse du gland d’avoir un rapport sexuel ou « de se toucher la zigounette ». Il est en revanche recommandé de se laver le gland avec une « brosse à gland » afin de ne pas développer une carie glandaire.

Alors tu pourrais t’imaginer une scène de cul parce que ouais dit comme ça y’a tous les ingrédients qui permettent d’atteindre des sommets… En fait oui je te parle de cul mais pour une fois je vais mettre mon obsession sexuelle de côté et bel et bien parler de musique. Et pour éviter de continuer à te parler de ce torchon fécal qu’est ma vie je te propose de t’arrêter quelques minutes sur la rencontre d’un groupe formé en 2001 qui mélange le free-jazz et le grindcore à perfection.

J’écoutais cet album l’autre jour The Death’s Head Quartet enfin il y a quelque temps maintenant, groupe qui m’a tout d’suite fait penser à Borbetomagus ou encore Painkiller et ne me dis pas que tu connais pas où j’envoie Greta Thunberg s’occuper de toi. Enfin de c’qu’il en reste.

L’album est sorti en 2003 sur Opposite Records et autant te dire qu’avec ce groupe les rythmes puisent à en perdre haleine tel un marteau-piqueur qui casse le sol pour nous engloutir tout profond dans un bain de vibrations prêtes à engloutir le monde qui l’entoure. Tu y retrouves la voix de ce psychopathe Seth Putnam d’Anal Cunt.

The Death’s Head Quartet amasse des tensions pour former des murs de glaise chargés de matières organiques et de cellules vivantes invisibles. Attention c’est quand même pas mal foutraque !

Et complètement génial. Si tu aimes les sons de basse et de guitare vachement déformés combinés à une batterie spastique, un saxophone qui hurle à la mort et des voix grindcore à l’ancienne, alors fonce !

M’enfin je te parle de ce truc chelou alors que je suis comme un escargot égaré dans le cosmos à faire des déclarations d’amour en 2.0 à un beau membré et que j’écoute présentement tout autre chose.

(J’suis en mode playlist Random t’as vu).

J’écoute ce morceau un peu chaotique j’en conviens, chargé de sauvagerie expérimentale genre comme si je te balançais des crachats radio-actifs tel un amas de chaos démentiel et d’aliénation vertigineuse. Je te parle de Dead Meat et d’son Fisting Open Ass.

Morceau que j’enchaîne avec Dirty Micha aka Dirty Harry. German raw anti-fascism free-jazz noisecore project since 2007 dixit Discogs. Précisément l’année où Britney Spears s’est rasée la tête.

Et parce que tout n’est pas accident ou sortie de route et que parfois t’as juste à te laisser aller à un voyage interstellaire aimanté à coup d’orbites en lévitation comme des masses légères à l’attraction omnipotente. Ahem.

J’te balance un truc beaucoup plus planant qui m’rappelle à quel point j’ai envie d’me faire tripatouiller le raviole ou qu’on m’étouffes d’câlins s’tu préfères.

Moineau Écarlate.

Projet solo de Kevin Orliange qui gère le label Fougère pas loin du plateau des Millevaches près de Tarnac, cet endroit que certains appellent le trou du cul ou si tu préfère là où Bernadette Chirac a failli devenir Miss Corrèze.

La musique de Moineau Ecarlate est un mélange de boucles faites sur bandes magnétiques en formes de collage.

Dix Ans de Pluie est au format K7 sorti sur La République des Granges, label de Manuel Duval (Rien Virgule et France Sauvage).

Alors tu vois ce voyage bien planant pour moi s’passe là où l’on fabrique c’truc au mille noms, la cancoillotte, ou au pays du comté, des vaches, des vins du Jura, des horloges, encore des vaches, des tourbières, du brési et sans oublier des saucisses. Dont une que je m’enfilerai bien profondément dans mon derch à coup de pulsations caressantes et de souflettes acrobatiques pour ainsi faire naître des mélodies de poussière en suspension et aux atmosphères à la gravitation cosmique comme un peu sous acide ou en plein c’que certain.e.s appellent orgasme.

Allez j’te laisse parce que je commence à dire de la merde carrée comme celle des p’tits wombats.

Cœur à toi et bisous chargés pleins d’effluves lourdes en phéromones.

Can Can Heads – Folklore [2003 – Kissankusi Records]

Back to ici. V’là y’a des jours comme ça où j’ai envie d’te causer. D’exprimer des choses. D’écrire des messages subliminaux destinés à des personnes en particulier mais qui s’reconnaîtront jamais ou presque jamais.

Et puis y’a l’amour qui m’fait parler aussi. Envie de déclarations. D’baiser aussi.

Et puis des expériences passées qui t’font croire le temps d’une journée, qu’un oiseau virevolte autour de mon cerveau, éclairant mes neurones en envoyant des pluies d’étincelles rayonnantes dans cette obscurité. Et là tu vas m’dire que tu captes rien, c’est normal j’t’ai dit que j’étais dans le langage anal, heu… le subliminal.

Tu m’diras ça vaut mieux que d’écouter la leçon d’éthique de Ségolène Royal ou d’regarder pleurer les boys scouts que leur père spirituel pointeur à ses heures, Michel homologue français de Marc, appelait « mes louveteaux » ou d’nous faire croire que le couscous c’est avec du jambonneau. Sérieux faudrait que j’note toutes ces punchlines à l’occasion et que je les mette en boule et les balance dans les chiottes aussi. Juste pour le kiff.

Mais j’m’égare là. Ouais moi à la base (de base) je veux te parler de ce groupe, Can Can Heads, venu de là où certain.e.s prétendent que ce psychopathe à barbe, le père-Noël, y habite, pays aux plaines inondables de Botnie, la Finlande.

Mais alors qu’est-ce donc Can Can Heads ? Un groupe expérimental et décalé qui existe depuis 1993 et qui s’lance parfois dans le free-jazz.

Mais c’est aussi un nid de contradictions, de rebondissements et de surprises. Une musique violente avec un cœur doux.

Je veux te parler de cet album, Folkore sorti en 2003 sur Kissankusi Records un label finlandais.

Environ 30 minutes de musique convulsive et saccadée, qui parvient à atteindre un état hypnotique. Un peu comme de la musique tribale faite par un quintette composé de marginaux.

Du punk, du bruit, du free jazz et d’la noise. Tout cela entre dans un mixeur et en sort quelque chose de ni trop lisse, ni trop crémeux où les membres se disputent à travers des troncatures improvisées de jazz.

Folklore n’est pas cacophonique. C’est un album fascinant et étrange. Un spécimen aux multiples facettes qui mérite d’être examiné sous un microscope musical.

Discordant, déchiqueté avec un sens du rythme, les membres du groupe s’inspirent beaucoup des festivals de bruit à l’ancienne et des groupes plus récents basés sur le skronk / free-jazz (notamment avec la furia punk-noise-expressionniste-destroy du batteur Weasel Walter des Flying Luttenbachers)

Can Can Heads est vraiment une belle surprise en matière de musique improvisée libre récente qui sonne comme du jazz d’avant-garde braxtonien avec un timing infernal se révélant à la fois inouï, subtil, extrême, frénétique.

Alors mec si t’as rien à faire aujourd’hui ou que t’attends l’ouverture des clubs libertins (n’en déplaise à Philippe Gosselin) ou que tu glandes comme moi en télétravail à mater des sites pornos, alors écoute ce groupe !

Bisous avec la langue.

Derek Bailey & Cecil Taylor Live @ Tonic (Avril 2020)

Lundi. D’la merde.

J’suis censée bosser mais j’ai pas envie.

J’pourrais mater un documentaire sur la faune sous-marine en Bretagne mais v’là j’préfère m’imaginer qu’une catastrophe naturelle peut arriver à tout moment comme une grosse météorite qui tomberait à l’endroit exact où je me situe.

Il est possible que j’écrive beaucoup de merdes dans cet article que certains appellent une bouze ou que de vilaines tentacules sont en train de sucer mes neurones qui de toute façon ont largement démissionné depuis belles lurettes.

En même temps, ça changera pas grand chose car de toute façon mon p’tit cœur baigne dans une citerne d’obscurité en c’moment. La faute à l’amour.

Alors pour rester dans l’sombre – parce que j’aurais préféré un câlin du beau gosse mais v’là ça… – je bois cette bière blonde forte (9° tout de même) , dorée et ronde, subtilement épicée et avec une douce amertume dont le secret de fabrication fut jalousement gravé au creux des pages d’un vieux grimoire.

Et j’écoute cette musique (un live) parfois abrupte, parfois délicate qui mélange écriture et improvisation jouée par deux monstres de la musique libre. Cecil Taylor (piano) et Derek Bailey (guitare), tous les deux furieux de fourre-tout ou plutôt d’avant-garde.

Ce live n’est pas du tout l’type de musique qui t’donne envie de bouger ton popotin mais qui atteste de leur magnifique association. Derek Bailey qui passe d’harmonies en anicroches et Cecil Taylor qui t’balance en pleine gueule les rythmiques de son infernal jouet mécanique.

En vrai j’ai un peu d’mal à écrire, j’devrais peut-être demander à Bear Grylls (ou Bruce Willis) de m’apprendre quelques techniques de survie aux maux d’amour histoire de ne pas finir comme une purée d’légumes.

Bref y’a des moments il vaut mieux ne rien dire, et puis de toute façon c’est la pause midi.

Bad Brains – Bad Brains [1982 – ROIR records]

Attention : cet article peut s’avérer très emmerdant pour qui se contrefout (avec raison) des soubresauts du microcosme de mon monde pas si merveilleux. Enfin ça dépend, quand je joue au chat-bite avec le beau gosse du 9-Z ma vie prend un tout autre sens (héhé)

Bref. 00h50 la p’tite chatte de dehors râle après un d’mes matous. Bon bah c’est pas encore ce soir que j’vais pouvoir bien dormir. Pourtant j’me suis fait un bon gros spliff mais v’la y’a des soirs comme ça où même compter des femelles faire des sauts de moutons à oilpé n’y fait rien.

Alors j’écoute cet album d’une bande de quatre renoi, ultra dynamisés qui font du punk rock venus tout droit de Washington DC à Atlanta ville où c’tte allumeuse de Scarlett O’Hara créa un putain d’incendie.

Les Bad Brains. Ovni dans la catégorie du hardcore tirant leur nom du morceau du même nom des Ramones. Ouais, parce que là où certains pensaient que le punk était réservé aux blancs, eux voyaient en ça une façon d’explorer la musique avec leur philosophie rastafari. Un style musical en roue libre.

Un upday qui n’échappe pas à Jello Biafra le chanteur des Dead Kennedys, et créateur du label Alternative Tentacles en leur permettant d’apparaître dans cet compil’ Let them eat Jelly Beans avec leur morceau en mode TGV, le plus rapide de l’ouest, Pay to Cum.

à la base, les Bad Brains étaient fans de jazz-fusion, de gogo et de reggae, leur style musical évolue vers le punk britannique. Rejetés au départ à cause de leurs idées homophobes, en vrai j’en sais rien parce que j’capte que dalle à c’qu’ils racontent, les Bad Brains s’affirmeront ensuite dans ce mélange de rasta / hardcore.

L’album Bad Brains sorti en 1982 sur le label Reachout International Records est juste phénoménal.

Un album ou H.R. nous crache à gueule tout son flow dynaminesque et nous vomit en pleine face ses visions surnaturelles. Et dire que ce gars a quitté le groupe pour se consacrer uniquement au reggae.

Oui parce que Bad Brains ce n’est pas que du hardcore, des riffs tueurs et des rythmiques méga accélérées.

Bardés de dreadlocks Bad Brains jouent avec les codes en t’balançant en plein milieu un son reggae.

Donc en gros Bad Brains c’est une ligne de coke que tu t’enfonces profond dans l’nez, un spliff de weed qui t’envoies planer, et un p’tain d’acide sublingual, qui te caresse à la cravache et te t’fait disloquer tout ton corps

Bref, Bad Brains c’est de la bombe atomique, maintenant tu peux toujours envisager de ne pas y jeter une oreille et de vivre une vie incomplète et triste mais sache que le jour du jugement dernier devant le tout puissant Rastafari Punk, il ne faudra pas s’étonner alors de passer ton éternité à écouter Kyo. En boucle. Et en mono.

Alors à moins que tu aies de la matière fécale dans l’crâne, fais-moi plaiz’ et jettes-y une oreille steup.

Sur ce je m’en vais flâner comme ces mystérieuses bêtes qu’ont la particularité d’être parfaitement mignonnes oui je parle de parle des phoques que l’on peut observer en c’moment sur les plages Berck-sur-mer, dans le Pas-de-Calais, département pour lequel quand la bombasse de BFM TV météo annonce qu’il va faire beau et chaud en France cela ne représente rien pour eux.

Allez un dernier pour la route !

Bisous.

Akira Sakata & Chikamorachi w/ Masahiko Satoh – Proton Pump [2018 – Family Vineyard]

Réveil. L’appartement est en bordel. Cadavres de bières et autres alcools, cendriers pleins à ras bord. La coke ne me fait plus rien et j’ai une gueule de bois à la vieille prune offerte pour un jour soit disant spécial. J’allume mon fond de stick histoire de bien achever mon haleine de chacal.

J’ai pas envie de parler aujourd’hui.

Et j’ai des gros problèmes d’inspiration. Peut-être que je devrais me faire un cocktail d’antidépresseurs, de Lysanxia et autres conneries histoire de bien terminer cette soirée (‘fin matin maintenant) pourrie.

J’aperçois mon horoscope qui m’dit que je suis encore en vie demain et que je vais bientôt trouver l’amour. P’tain de business plan…

Bref j’arrête de râler, de rager sur tout.

Et j’te balance une musique dépouillée de notions conventionnelles, de rythmes et de mélodies.

D’explorations musicales souvent jugées trop hardies voire incompréhensible

D’Akira Sakata, monument national au japon et pionner du free-jazz dans son pays, et de Chikamorachi (Darin Gray & Chris Corsano).

Mais surtout de cet album Proton Pump sorti en 2018 sous le label Family Vineyard que Boomkat classe dans le genre jazz / fusion…

Comme j’te disais j’ai pas grand chose à dire, y’a des jours comme ça.

Si ce n’est que le festival Meteo à Mulhouse dont me parlait le beau gazeau est a priori maintenu avec toutes les règles sanitaires qui vont bien avec : pas d’bécots ou autres prétextes au plaisir charnel.

Je vais maintenant ramasser cette merde immonde de chat mâle qui chatouille salement mes narines depuis que je t’écris pour ensuite perdre mon temps dans ce mythique passe-temps que certains appellent la partouze géante, regarder le replay de l’assemblée nationale.

Salam.

Jun Konagaya – Organ [Eskimo Rds – 2012]

Alors voilà l’amour c’est toujours un truc à ne rien y comprendre,

Y’a que Marlène Schiappa s’invite à une teuf party alors que la musique était déjà coupée

Q’un narco-trafiquant essaie d’arrondir ses fins mois en dealant chez les LREM

Que les jurys du bac ont filé la patate chaude aux bureaux d’inscriptions d’entrée en fac’

Que bientôt, tout comme les congolais ou les têtes-de-nègres, oui bientôt tu ne pourras plus dire esquimau alors que bouffer une bonne religieuse, ça tu peux toujours

Et que Organ de Jun Konagaya c’est d’la frappe.

Et là si tu t’intéresses un peu à c’que j’écris et que tu dépasses toutes ces conneries que je peux balancer, tu vas m’dire mais c’est qui ce Jun Konagaya.

Jun Konagaya est un artiste japonais – ancien membre du duo White Hopital – connu pour ses projets de power electronics / noise mais que tu peux encore entendre dans GRIM.

Organ est une de ses sorties, la première, produit par Eskimo Records en 2012 parce que pendant qu’toi tu votais pour François Hollande ou qu’tu t’astiquais devant les seins nus de Kate Middleton en vacances dans le Lubéron

Et que à l’heure où j’écris cette… ‘fin c’truc, la fin du monde n’est toujours pas arrivée,

Jun Konagaya lui, nous balançait une genre de comptine perchée,

Une messe loin de toutes orgies, de bouc ou d’orgasmes

Une tuerie.

Organ est cette épopée fantastique dans une nature faite de sons aux racines enfouies dans des terres mouvantes,

Un long voyage réel ou imaginaire (on ne sait pas bien) qu’est celui d’une jeune fille appelée Magnolia et celui d’un monstre, Gamahead où les anges peuvent se transformer en divins démons et les démons en démoniaques anges.

Un livret accompagne le disque et illustre cette histoire tout comme pour Travel sorti en 2014 sur Art Into Life qu’est la suite de cet étrange voyage.

Organ n’est pas que borborygmes incompréhensibles (ouais parce j’y comprends que dalle au japonais moi)

Organ envoûte par ses douces atmosphères feutrées où le temps semble s’étirer pour s’étioler en milliers de gouttes d’eau.

Plus qu’une musique, c’est ce lien intérieur qui t’permet de te connecter physiquement et spirituellement à ce monde qui nous entoure, comme un médium idéal fait de traumatismes intérieurs vécus ou de délicieux moments.

Bon c’est l’matin, j’arrête parce je manque un peu d’inspi’ pourtant j’ai ajouté une lichette de bas-armagnac dans mon café (encore une idée du bogosse)

Il fait frais et j’ai une histoire de gémissements de génisse en génise à éclaircir et pour une fois c’est pas moi qui dit des conneries que personne comprend, et ça m’plait !

J’t’embrasse, bisous et tout l’tralala.

Cocaïno Rap Musique Volume 1 – Roi Heenok [G&G Rds Inc. 2007]

Yo ça s’passe ou quoi ?

Bon j’te le dis direct mec si tu captes pas le second degré casse toi direct « t’entends pute nègre, tu sens le caca ».

Parce que je vais te parler d’un mec qui aime s’exprimer, qui aime dire c’qu’il pense. Un mec qui plait autant aux jeunes bureaucrates de race blanche qu’aux métalleux vegans ou même à ceux de la té-ci du 9-3 avec leur jogging Sergio Tacchini ou peut-être même à toi avec ton t-shirt des Smiths.

C’mec c’est Roi Heenok une star du web. Montréalais d’originie haïtienne. Un mec propulsé sur la scène rap en 2005 avec Propagande américaine: la dose, la mixtape et une lourde promotion Internet.

Fan de Yasser Arafat ou de Sadam Hussein et ses braqueurs afghans déguisés en palestiniens il est « le Georges Doublevé Bush du rap français t’entends? » ou l’antéchrist du rap français.

Roi Heenok qu’on appelle aussi le Roi n’est pas une star du porno. Même qu’en vrai il s’appelle Henoc Beauséjour « t’entends » et que c’est le seul vendeur de poudre blanche (« l’officiel, le criminel« ) chez qui on peut revenir trois fois par jour s’approvisionner

En gros d’la frappe de rap. À la frontière du rap de kaïra et du rap 2nd degré. Vu comme le trublion du rap canadien ou le Jean Claude Van Damne de l’académie française s’tu préfères, sans anglicisme.

Un peu comme ton crack ou ta kétamine t’as vu, Cocaïno Rap Musique (Sorti sous le label Gangster et Gentlemen inc. en 2007) c’est d’la musique à base de morphine. Mais c’est aussi un enchaînement de punchlines en mode abracadabrantesque et stratosphérique. Et ça c’est c’que tous les accros demandent t’as vu.

Cocaïno Rap Musique est un hommage à ses artistes « préférés » sur fond de samples empruntés à des tubes internationaux comme ceux de Tina Turner, Prince ou encore c’pédophile des Jackson Five. Vu comme ridicule pour certains, Le Roi ne fait pas de gangsta rap que tu peux entendre sur Skyrock.

« Je vais libérer les français de leur rap pédé qu’ils…chaque jour qu’ils consomment. Oh oui, le Roi Heenok arrive enfin avec cette dose de crack musique que tu entends. T’entends ? »

Là où certains se moquent de ses gimmicks, lui chient sur ces rappeurs bling-bling ou à deux balles parce que lui le disque d’or il en a rien à foutre et qu’il considère tous ces rappeurs tel que Booba par exemple, comme un petit beignet que l’on trempe dans l’huile. Non dans Cocaïno Rap Musique, le Roi puise son inspiration dans des pionniers tels que Dr.Dre, Eric B. & Rakim, Tupac, Rza, Mobb Deep ou même Barry White. Et franchement y’a du lourd.

Et puis si tu as envie de te faire quelques additions avec Le Roi alors mate ce « rapumentaire » réalisé par Kourtrajmé Les Mathématiques du Roi Heenok réalisé en 2005.

Parce que là où certains veulent un boule t’as vu, d’autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune et d’autres juste être cool et c’est c’que Roi Heenok est : un mec cool armé d’un gourdin télescopique qui fait du rap comme quand tu mets de l’ether dans un moteur de mobylette, c’est-à-dire ça explose.

Alors maintenant franchis le cap et injecte-toi c’te dose de crack-music et si tu planes pas, c’est qu’c’est pas pour toi mec.

Bon j’ai mis un peu de temps à écrire c’tte bouze parce qu’il fait chaud, que j’nique toujours pas la terre parce que j’ai pas d’clim’, que j’suis toujours aussi bordéliquement organisée à faire mille et une choses en même temps, tiens d’ailleurs il parait que les prix des réservations à l’étranger sont en baisse. J’irais p’têt à la plage histoire de serrer un surfeur et p’têt survivre à la seconde vague.

Allez comme diraient les Berurier Noirs, Salut à toi !

Songs of The Cold North – Jubilé [2012]

Aujourd’hui. Téléglandage et autres conneries. En vrai j’arrive pas à m’remuer. J’suis naze. Ailleurs. Bof. 

Et puis y’a que mon corps est englué dans d’la mélasse et a du mal à s’en extirper depuis quelques temps,  

Que mon coeur continue à pisser l’sang à force d’être perpétuellement coupé en deux,

Que Milou est une gadji,

 Et que j’suis en keum d’inspirations. 

Alors histoire de me réveiller j’ressors un truc qui fait du bruit de 2012 sorti en joli vinyle transparent.

 

Un truc du coin t’as vu et ça s’appelle Jubilé.

Groupe de noise stéphanoise, du 4-2 ouaiche ! 

Jubilé c’est Guillaume B. et Clément Goutelle que tu peux également retrouver dans Caraques – petite pépite bien cachée dont j’te parlerai un jour ptêt, inchallah  – et le Club des Gens spéciaux. Un joli étalon de la scène noise-rock française. 

 

Guitare distordue et rythmiques hypnotiques jubilatoires, cet album a été co-prod’ par Assos’y’song, Rock’n’Roll Masturbation, Boom Boom Rikordz – le propre label du duo bruitiste et déviant, et de Mon Cul ou d’ailleurs tu pourras y trouver le disque en téléchargement libre t’as vu. 

 

Bref je ne vais pas parlementer pendant des heures, parce qu’il y’a des jours comme ça où t’as rien à dire. Des jours à glander dans un lit. 

En vrai tout le disque est bien. Les morceaux sont accrocheurs, classieux, dissonants. La batterie claque, la guitare braille.

Bref, Fais-toi plaiz’ ! 

 

Bon j’retourne faire semblant d’bosser et rêver que j’suis dans un lit King Size à faire des galipettes et boire d’la Prinzen-Bock Weisse de chez Grünbacher

Tschüß ! 

 

CHAT PILE – REMOVE YOUR SKIN PLEASE / THIS DUNGEON EARTH [2019]

Bon aujourd’hui j’suis pas bien bien réveillée, p’têt même que ça fait trois semaines.

Mais ce fuckin’ Dry January est fini et autant te dire que je n’ai pas bu que de l’eau. Quoique tu m’diras la bière c’est de l’eau non ?

Dans les news fraîches de début d’année

Le précariat social continue de s’installer partout en Europe,

Le restaurant de Paul Bocuse à Collonges-au-mont-d’or a perdu sa troisième étoile. Du pur business d’la gastronomie ces étoiles et pourtant ça reste encore une référence dans la tronche de beaucoup d’gens manipulé.e.s. Suffit d’aller au Bap rue Chevreul à Lyon et tu verras que les Bibimbap gagnent à eux seuls toutes catégories confondues l’oscar de la bouffe bonne et pas chère.

Les acteurs porno sont une espèce en voie de disparition au Japon.

Et puis y’a eu la chandeleur et son orgie de crêpes et de cidre. Putain de semaine de pets ambiants qu’on a vécu juste après. Les gens digèrent mal le lait. La faute au demi-écrémé j’te dis.

Enfin j’ai toujours mon cœur en bouillie. P’tain c’est qu’ça fait mal parfois.

Alors comme d’hab pour ne pas penser que ma vie c’est d’la merde, j’me mitraille la tête à coup d’musique et d’eau-de-vie comme cette poire de La Duchesse.

Tiens d’ailleurs en parlant d’zik,  j’écoute ce quatuor d’Oklahoma City, Chat Pile. Tu connais ?

Un groupe de sludge-noise-rock-hardcore-machin-ché-pas-koi.

Chat Pile c’est un gémissement de rage qui claque sévère les mâchoires comme quand tu t’les pelles l’hiver (enfin l’hiver…)

 

Ou comme quand tu t’tapes un méchant manque d’héroïne et que tu grelottes parce que t’es en chien.

Parce que sur Remove Your Skin Please, les guitares sont parfois désaccordées presque dissonantes, et genre t’as d’la distorsion à foison.

 

La musique bringuebale avec Chat Pile et provoque presque une sensation d’inconfort avec ses grognements de Death metal et ses cris déchaînes qui sortent de nulle part.

Et puis y’a cette batterie électronique, une Yamaha DTXPLORER t’as vu, qui martèle des rythmiques implacables sorties tout droit d’un cabinet de l’horreur en plein délire – même si – et précisons que – le pad charleston est vraiment pourri.

 

Remove Your Skin Please et This Dungeon Earth sont sortis en 2019.

Croisons les p’tits doigts de pieds pour qu’en 2020 ils nous reviennent avec un MEGA coup d’massue en pleine gueule et un long format.

 

En vrai j’ai pas grand chose à dire, ÉCOUTE c’tout. (Ha et aussi parce que – accessoirement ouais –  j’suis au boulot.)

 

Et puis aussi, j’ai fait vœu de chasteté j’peux même plus me divertir en m’touchant devant des Gifs animés de cul t’as vu.

Oh et puis MERDE.

Tu m’diras à quoi bon se refuser si les hommes font la queue au bordel hein !?

J’te laisse. Bisous

 

 

 

DEAD – The Trilogy [Rock is Hell Records – 2017]

Lundi…

Mais en fait on est déjà mardi.

Hier j’avais oublié ce que c’était de ne pas pouvoir péter tranquillement, de m’mater des images de cul sans être obligée de me cacher pour me toucher, de ne pas être en télétravail. P’tain d’agression du lundi !

Et aujourd’hui bah… j’suis morte. KO. Raide. DEAD.

J’ai la tête ailleurs, là-bas exactement en prenant la direction de l’ A36.

Et puis, y’a qu’un d’mes chats pisse partout.

Que Posh isolation records annonce une nouvelle sortie de KhalilH2OP.

Que Sibeth Ndiaye est toujours aussi relou quand elle parle.

Et puis la nostalgie, l’amour, la vie.

Et y’aura des expériences sidérales où rituels physiques et intellectuels se mélangent au Ciel à Grenoble en Avril avec OOIOO et Oren Ambarchi.

La doxocratie c’est d’la merde, fuck les pensées dominantes.

P’tain en vrai j’m’ennuie.

Alors j’écoute des sons, d’humeur oldies t’as vu. Ptêt parce que ce weekend j’me suis rappelée que Trisomie 21 y’a bon.

Et j’me refais quelques classiques bien rock parce que ouais y’a rien de mieux que s’taper un ptit vioc.

Et puis y’a DEAD aussi. Olalala v’là un truc qui réanime mon corps.

Découverts sur le label We Empty Rooms Records.

C’est sur leur Trilogy sortie sur Rock is Hell Records que j’vais m’attarder. Une série, de 4 Lps et 1 bonus, accompagnée de jolis artwork made in WER.

DEAD sont deux. Duo du pays d’cet incompétent de Scott avec Jem à la batterie et Jace à la basse et qui poussent la chansonnette ensemble.

DEAD c’est du son heavy, brut sauvage presque bizarre qu’a vu le jour fin 2010.

Le volume 1 Collective Fictions est un Split entre DEAD et Mark Deutrom (bassiste des Melvins entre 93 et 98)

Sur le 2ème volume de la série, Untitle, les DEAD sont accompagnés au clavier et à la chanson (tout comme sur le vol. 1) de ce bizarroïde BJ Morriszonkle.

Ça s’enchaine avec le volume 3 We Won’t Ket You Sleep et, ou si tu veux t’amuser à faire du sport en étirant tes zygomatiques au rythme de cette machine infernale basse-batterie.

Une putain de féroce ivresse qui emporte tout sur son passage. En gros ça martèle dru t’as vu.

DEAD ne fait pas dans la dentelle en enchainant avec Unpopularity Contest

Faut que tu saches que j’avais découvert le duo mais ne m’étais pas plus attardée que ça au travers du Lp Idiots sorti en 2012.

Distortion de feu, lourdeur mortelle, rythmes implaccables,

Trilogy est une véritable jubilation qui te prend par les tripes au point de plus savoir par quel trou pisser.

J’te le redis DEAD t’balance sa rage histoire de bien faire trembler le caveau familial. Et si t’as un peu les j’tons de découvrir Trilogy dans sa douce monstruosité alors fais toi plaisir en écoutant une des compilations A Butcher’s Waltz (la 3 pour être précise) via le label de Minneapolis Learning Curve Records et tu pourras alors t’balader tranquille dans les cimetières sans craindre une seule fois de pleurer en entendant le moindre fantôme hurler.

Maintenant c’est l’heure pour moi d’invoquer les muses de la nuit, ptêt même qu’une de ces muses portera un d’ces t-shirts de Silvester Stallone dans Rambo.

Bonne nuit.