Croquettes à Gogo #10 – Globe Unity Orchestra

En c’moment ma vie est pas plus excitante qu’un tuto de beauté sur Youtube ou q’un livre que t’as même pas envie d’lire tellement il te semble naze comme ceux de euh… Alain Soral.

Et puis y’a qu’ces temps-ci, v’là t’y pas que je me tape un espèce de poil dans la main visible depuis la lune même si pour autant je reste très productive quand il s’agit d’écrire des conneries, comme ici.

Alors pour palier à c’vide général qu’on appelle la vie, j’lis des conneries sur le net et j’pourris, parfois, le blog de celui qui soit disant ressemblait – il y a 100 ans – à un acteur américain tout blondinet.

Et pendant ce temps v’là que l’aut’ pervers de Darmanin décide de se marier alors que des plaintes de cul sont collées à sa bite.

Y’a qu’les chasseurs, eux, ont p’têt trouver une solution en dépensant toute la glu qu’ils ont stocké, c’est-à-dire en s’défonçant avec.

Qu’certains éléphants s’mettent au cannabis médical.

Et qu’Euronews est bien mieux que Bfm Tivi.

Bref dans tout ce merdier universel (bien meilleur avec deux sucres d’ailleurs) il y a, heureusement, toujours un truc pour s’calmer, et pour une fois c’est pas de sexualité douteuse ou d’hygiène approximative que j’vais causer.

J’te parle de Globe Unity Orchestra.

Collectif free-jazz formé en 1966 par un des plus grands chefs d’orchestre et mené par ce shaman vaudou de musique folle, Alexander Von Schlippenbach et qui réunit un espèce de package de musiciens d’improvisation libre tels que Peter Brötzmann, Han Bennink, Steve Lacy, Peter Kowald, Evan Parker pour ne citer qu’eux.

Ce collectif débordant d’énergie et inventif à souhait est l’une des manifestations les plus emblématiques du free-jazz européen dont son identité reste bien spécifique, loin du blues ou du ragtime américain, riche et foisonnante faite de mouvements saccadés, de cris, de sifflements et de pizzicato.

Dès les premières écoutes on se sent submergé sous les flots tumultueux de la batterie, par le jeu inouï de la guitare, par ce sax imprévisible, ou encore par ce piano discordant tel un empilement d’instruments totalement abrupt et frontal.

Bref ça crache dans tous les sens comme une attaque de napalm contre un troupeau de lièvres nains fuyant des renards dingos venus d’un autre monde. ça bouillonne, ça s’entrechoque, et s’envole avec force et puissance.

Globe Unity Orchestra clapote et tartouille dans tous les sens. C’est sévèrement mortel. Furieux, déchaîné, sans structure ou nuances et qui nécessite une dose d’inconscience – ou de coke – pour arriver au bout de cette magnifique agression sonore ou de cette fougue bruyante.

Impossible de ne pas être fasciné.e par la complexité et la ferveur de l’exécution. Je kiffe !

Sur ce, j’vais aller essayer de remonter le passé en hackant l’espace-temps ou d’mater sur le rebord de ma fenêtre les pigeons qui font du sexe oral à bien entendre leur roucoulement quand j’essaie pas de draguer ce beau gazeau.

Bisous à toi.

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